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Ventis, société 100% wallonne et pionnière dans l’éolien en Région wallonne

Ventis - Content Partner Publié le - Mis à jour le

Entreprises

Ventis conçoit, développe, investit, construit et exploite des parcs éoliens onshore. Cette PME entièrement wallonne invite à des politiques énergétiques plus ambitieuses.

Les parcs éoliens développés en Wallonie et en France par Ventis produisent de l’électricité verte revendue aux fournisseurs d’électricité. En France, c’est par ces ventes que cette PME basée à Tournai réalise son chiffre d’affaires. En Belgique, il faut aussi y ajouter les revenus provenant des certificats verts.

Deux « originaux» au pays de l’énergie renouvelable

Lorsque Pierre et Benoît Mat, fondateurs et administrateurs délégués de Ventis, se sont lancés dans l’aventure éolienne, ils furent nombreux à les prendre pour des hurluberlus… A l’époque, il y avait en tout et pour tout deux éoliennes en Wallonie, et très peu d’acteurs. « Ce type d’activité est réservé aux grands, et pas à une petite PME wallonne ! » D’autant qu’à l’époque, les deux frères n’étaient pas (encore) des spécialistes de l’éolien ni de la production d’électricité. Benoît pratiquait l’art de la médecine vétérinaire tandis que Pierre était ingénieur commercial. « Nous avons tout appris en allant chercher nous-mêmes les réponses là où elles se trouvaient » , se souvient Benoît Mat.

Ils ont fait leurs débuts en 2000 mais ont véritablement créé la société Ventis en 2002. « Sensibles à notre environnement et à la nature, suite à la visite d’un parc éolien au Grand Duché du Luxembourg, nous avons été séduits par la finalité et la technologie de l’éolien et avons décidé de nous lancer dans le développement durable. » Benoît Mat ajoute : « Notre famille a toujours eu une fibre avant-gardiste, environnementale et progressiste. »

Indépendante et entreprenante

Depuis, le chemin parcouru par cette PME est plus qu’honorable. Ventis défend sa place d’acteur indépendant wallon au milieu de gros acteurs comme Engie (Electrabel) ou EDF Luminus. Indépendante et entreprenante, dans ses valeurs et dans ses actions, Ventis travaille seule ou en partenariat avec d’autres acteurs du développement éolien. « Notre indépendance est un atout » , souligne Benoît Mat. « Comme nous n’appartenons pas à un grand groupe, nous prenons toutes nos décisions seuls et sommes très réactifs. Et lorsque nous nous retrouvons en concurrence avec de gros acteurs sur certains projets, nous n’avons pas de complexes !. »

Autre point important qui différencie Ventis : « Notre approche se veut globale tout en privilégiant une accroche locale dans chacun de nos projets. Ce qui signifie, entre autres, que nous connaissons tous nos interlocuteurs et construisons avec eux une relation de proximité. Cela aide beaucoup car un projet éolien reste avant tout une aventure humaine. » Certains parcs sont co-développés avec d’autres sociétés, ou avec la participation de communes, de coopératives citoyennes, voire de riverains, ce qui rend ce type de projet très intéressant mais aussi parfois plus compliqué.

Réglementer le secteur

Complexe d’une part par l’absence de cadre réglementaire clair et stable. « Le secteur éolien a besoin d’être juridiquement stable. A l’heure actuelle, il n’y a pas de cadre faisant force de loi, ce qui laisse la place à un certain flou » , décrit Benoît Mat.

Complexe aussi par le nombre d’acteurs impliqués. « Dans la très grande majorité des cas, les projets de parc éoliens ne répondent pas à un appel d’offres mais font suite à un travail mené par des sociétés comme la nôtre pour trouver des sites répondant à une série de critères. » Ensuite, ces entreprises doivent elles-mêmes prendre leur bâton de pèlerin pour convaincre tous les acteurs concernés par le projet : politiques, communes, propriétaires terriens, riverains… « Heureusement, la dimension participative publique et citoyenne qui nous caractérise est souvent un atout car les citoyens s’approprient le projet. Par contre, même s’il s’agit d’un beau projet, il suffit d’un seul opposant, personne physique ou morale, pour bloquer le dossier pendant longtemps. »

Enfin, les a priori constituent aussi un obstacle fréquent. « Dans nos premiers projets, la difficulté principale était la peur de l’inconnu : on a fait croire au grand public tout et n’importe quoi à propos des éoliennes et nous avons dû beaucoup négocier et convaincre. » Le développement d’un projet de parc éolien dure au minimum quatre ans, mais certains demandent jusqu’à quinze ans !

Forte croissance… pour les générations futures

Depuis trois ou quatre ans, l’entreprise connaît une croissance particulièrement importante. Fin 2016, son parc propre était de 25 éoliennes en Wallonie (Frasnes-lez-Anvaing, site de Garocentre à La Louvière, ou encore le plus grand parc éolien de Belgique à Dour), et 18 en France, soit un peu moins de 100 MW de puissance installée. Son portefeuille se composait également d’une soixantaine d’éoliennes supplémentaires à différents stades (en construction, en projet ou en avant-projet), seules ou en co-développement, en Belgique ou en France.

De cette aventure entrepreneuriale, Pierre et Benoît Mat retirent avant tout un enrichissement humain et relationnel. « Nous avons le profond sentiment d’œuvrer de manière durable pour le respect de la planète et avec la perspective de la préserver quelque peu pour les générations futures. »

Le gâteau belge se rétrécit

Aujourd’hui, un des enjeux principaux des fondateurs de Ventis est de persévérer dans cette activité malgré une concurrence forte. Ventis a jusqu’à présent développé ses projets en Wallonie et dans le Nord de la France. Mais le territoire wallon est petit et dense, et même si les acteurs ne sont pas très nombreux, la concurrence autour des sites intéressants est forte. « En Belgique, les premières zones, celles qui remplissaient toutes les conditions pour l’éolien, ont toutes fait l’objet d’un projet. Il reste maintenant des sites où les conditions sont plus complexes, comme en zone forestière. Sinon il reste encore de la place pour de plus petits parcs, de deux ou trois éoliennes. »

Pour continuer à se développer, la PME envisage différentes pistes : élargir ses services et aller voir ailleurs. « Nous élargissons nos services de manière à proposer l’assistance à l’exploitation des parcs éolienspour les coopératives ou petites sociétés qui n’auraient pas les ressources en interne pour le faire » , explique Benoît Mat. Ventis est aussi attentive aux opportunités plus lointaines, notamment en Afrique. « L’Afrique représente un gros potentiel. Ce sont de grands pays et le secteur éolien y est très peu développé pour l’instant. »

Un emploi pérenne pour trois éoliennes

Autre enjeu pour Ventis : convaincre Wallons, Belges et Européens de la nécessité de développer les énergies renouvelables. « En Europe, la Belgique et la France sont plutôt en retard en matière d’éolien. Pour nous, les femmes et hommes politiques belges manquent d’ambition » , estime Benoît Mat. « Il y a longtemps qu’on aurait dû limiter, voire interdire les voitures roulant au diesel, par exemple. Mais les politiques ont peur d’effectuer certains choix. Pourtant, regardez un parallèle : la polémique qu’a soulevée l’interdiction de fumer dans les cafés. Certains prédisaient la mort de ces derniers pourtant il n’y pas eu tant de fermetures que ça ! »

Benoît Mat ajoute : « L’énergie éolienne génère plus d’emplois, qui sont non délocalisables, qu’une grosse unité de production centralisée,(centrale nucléaire, centrale gaz-vapeur...). Entre la construction sur le site, la gestion, la maintenance… on estime qu’il faut un emploi pérenne pour trois éoliennes. »


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