Brabant

Les premiers "Axis d’Or", qui récompensent les entreprises les plus méritantes implantées dans l’Axis Parc de Mont-Saint-Guibert, viennent d’être remis. Trois entreprises se sont vues attribuer un "Axis d’Or". Il s’agit d’Hamon, spécialisée notamment dans les systèmes de refroidissement pour l’industrie lourde, sacrée entreprise de l’année en 2011, IBA, active dans le traitement du cancer par proton thérapie, plus important pourvoyeur d’offres lors du salon de l’emploi Axis Job, et enfin, Alterface, déjà nommée comme entreprise la plus innovante du BW en 2001.

Cette société, reconnue pour l’importance de son développement, est aussi méconnue du grand public qu’appréciée par les utilisateurs de ses créations. Cette firme de l’Axis Parc fait aujourd’hui figure de leader mondial dans son secteur d’activité : le cinéma interactif.

"Alterface est née en 2001, il s’agissait alors d’une spin-off de l’UCL, du labo télé du professeur Benoît Macq, pour être précis , explique Olivier Vincent, le responsable communication. Au départ, il s’agissait de mener des travaux sur l’interactivité entre l’image et les gens qui la regardent. Puis, vers 2005-2006, de nouvelles opportunités ont été cherchées. L’idée était de concevoir un produit qui pourrait être duplicable "

Et la société de s’intéresser au marché des attractions où, rapidement, Alterface a développé du cinéma interactif avec une première concrétisation au parc Bobbejaanland, à La Panne. Le principe ? Un écran géant, un siège, un pistolet, un compteur de points et des effets spéciaux (air chaud ou froid, eau ). A l’aide d’un logiciel propre (Salto), la firme basée d’abord à Louvain-la-Neuve puis au sein de l’Axis Parc de Mont-Saint-Guibert a rapidement élargi sa gamme avec, comme dernier-né, le Cinéma 5Di (lire ci-contre).

Aujourd’hui, les installations de la firme se retrouvent un peu partout dans le monde : USA, France, Japon, Corée du Sud, Pologne, Arabie Saoudite, Russie, Espagne, Indonésie, Suède, Inde "Nous étions des pionniers, nous sommes devenus des leaders" , résume Olivier Vincent.

Et Benoît Cornet, le CEO, d’ajouter ce qui fait la force de la firme qu’il dirige : "Il y a d’abord la réactivité : en vingt minutes, nos clients peuvent recevoir une évaluation du projet et de son coût. Ensuite, le culot. Il ne faut pas avoir peur de se lancer."

Résultat : un chiffre d’affaires qui ne cesse d’augmenter : 4 millions d’euros, il y a deux ans et 8,5 millions d’euros, prévus en 2012.