Brabant

Le Waterlootois Bernard Coppens a livré lui aussi quelques-uns de ses dessins pour l’exposition "Coup de crayon à l’Empire". Celui qui est connu pour son récent ouvrage "Les Mensonges de Waterloo", qui affirme que Napoléon aurait menti dans la relation de la bataille de Waterloo, est dessinateur à la base. Et c’est cette activité qui l’a amené à devenir historien, raconte-t-il. "Mon métier est illustrateur d’Histoire, précise Bernard Coppens. Pour connaître l’Histoire, il faut avoir une représentation. Et avec une mauvaise représentation, on a une mauvaise compréhension." Pour l’instant Bernard Coppens prépare un album sur la campagne et la bataille de Waterloo, qui sera publié "le plus tôt possible" chez Casterman, dans la collection de Jacques Martin. Il se présentera sous forme de texte et d’illustrations. Un travail qui lui a pris "une vie". "C’est un aboutissement, toutes mes recherches ont servi à cela. J’ai par exemple arpenté divers champs de bataille en Europe... Tout cela a servi." Dont "Les Mensonges de Waterloo", "étude approfondie", dont les recherches vont servir elles aussi pour l’album : "Je veux mettre en concordance mon album et mes recherches." Pour ses dessins, Bernard Coppens se rend régulièrement sur le site de la bataille. "Avec des amis, on fait des excursions, des débats sur le terrain, on discute de l’événement sur place. Surtout que l’histoire de la bataille tient beaucoup au relief. J’y réalise aussi des croquis très régulièrement. Pour le moment, je suis en train de faire une carte en relief du champ de bataille. Tout cela doit aussi servir à l’album." Et c’est parce qu’il a dû dessiner certains éléments qu’il a pris conscience de certains détails historiques, poursuit l’illustrateur-historien-chercheur.

"Un historien peut dire "la diligence s’arrête devant la porte". Un dessinateur devra savoir comment était la diligence, combien de chevaux il y avait, à quoi ressemblait l’auberge " Pour M. Coppens, le fait d’être dessinateur apporte donc un autre regard d’historien et peut enrichir la recherche historique. Bernard Coppens travaille aussi actuellement à intégrer dans une BD divers témoignages de gens qui ont assisté à la bataille. "La BD, cela permet de tirer plus du témoignage. Cela implique plus de recherches. On fait des découvertes." Le Waterlootois se dit aussi très attentif aux costumes. Il a ainsi réalisé des planches consacrées à des uniformes, et a même été reconstituant. "J’ai fait l’exercice pour serrer au plus près la réalité, pour ensuite la transmettre dans les dessins." Et dans ceux-ci, s’ "il faut maîtriser les détails, il ne faut pas se laisser envahir par eux "