Brabant

Fous d’ailes". C’est le titre du 23e album de Cupidon. Un opus où William Taï, alias Malik, qui assure tant les dessins que les scénarios, a su proposer un mixte de ce qui fait la richesse des aventures de son petit héros : faits historiques, animaux, mésaventures du jeune Raphaël… et un conte de Noël empreint d’humour et de mélancolie.

Divers clins d’œil parsèment également cette BD qui doit sortir mi-janvier : le lecteur y croisera Brel, Brassens, Barbara, Walthéry, Blier, Ventura, Blondin et Cirage… A noter aussi le bref et instantané retour d’Archie Cash. Le baroudeur qui a fait la renommée de Malik intervient dans un des récits de ce n°23.

"Un peu par nostalgie et en hommage à Charles Dupuis (s’il était encore à la manœuvre chez Dupuis, il n’en aurait sans doute jamais stoppé la parution)", avoue le dessinateur huppaytois. "Mais aussi parce qu’on me le demande encore souvent lorsque je dédicace des albums de Cupidon."

Quant à savoir quand reviendra réellement et pour une quarantaine de planches ce sosie de Charles Bronson, c’est une autre paire de manches.

"Dès que je parviendrai à retrouver le rythme de deux sorties par an", avoue Malik. "Peut-être en 2015, donc. Ce qui est certain, c’est qu’il y aura plus de violence et d’érotisme qu’autrefois."

L’autre particularité de cet album, c’est sa maison d’édition, à savoir Le Fourbe Chinois. Une expression derrière laquelle se trouve… William Taï lui-même qu’un de ses amis avait coutume de surnommer de cette manière car, pour lui, "tous les Chinois sont fourbes" et que Malik l’est à moitié (chinois, pas fourbe).

"L’avantage de s’auto-éditer, c’est que cela offre une totale liberté dans la création", souligne l’intéressé qui, sur certaines pages, se livre de manière assez personnelle. "Si Raoul Cauvin (qui a assuré le scénario de quasi tous les "Cupidon", NdlR) était et est toujours un surdoué en la matière, il faut reconnaître que, sur le coup, je me suis totalement lâché la bride et j’ai fait tout ce que je voulais."

Le résultat devrait plaire aux amateurs et sans doute aussi à bon nombre de ceux qui l’étaient pas.