Brabant Les cinq zones sont précisées avec confirmation d’un abattage de 59,3 hectares sur les 105 de la base.

La Défense compte abattre pour 2.700 m³ d’arbres, soit 59,3 hectares de la base aérienne de Beauvechain. Depuis lors, les autorités tentent d’en savoir plus et surtout, de limiter les impacts. Et les conséquences qui pourraient intervenir : nuisances sonores, coulées d’eau… Le bourgmestre Marc Deconinck livre quelques informations, dont, ce qui intéressera ceux qui connaissent les lieux, les répartitions géographiques sur les abattages prévus.

Cinq zones avec 25 parcelles totalisant une superficie de 59,3 ha sur les 105 hectares boisés de la base sont concernées. Hors zone dite du dépôt de munition à l’Ouest de la base (18 ha), de la zone assainissement du Sud (10 ha) et de zones herbeuses (3 ha), ce sont 28,3 ha de zones boisées qui seront soumises à abattage intensif dont certaines seront replantées par des peuplements de feuillus à hauteur de 16,1 ha, soit un déboisement effectif de 12,2 ha. Un peu plus d’un ha va être concerné par le dégagement des clôtures, 7,5 ha à la reconversion en pâturage dans des zones sensibles et 3,6 à des abattages à proximité des hangars, parkings et voiries. Une haie vive de +/- 200 m sera, par ailleurs, replantée. La zone de 10 ha va être soumise à l’abattage d’arbres et à des excavations de nombreux gravats, certains datant de la guerre 40-45.

Cinq arbres remarquables

La zone qui apparaît la plus sensible est celle du dépôt de munition où l’on comptabilise 18 ha de friches, de ronces, d’arbustes, d’épineux, d’arbres isolés. Un "nettoyage" de 9 ha avec 6 ha de merlons convertis en prairies réservées au pâturage de moutons, et 3 ha de dégagements de clôtures, de voiries et d’éradication d’épineux serait pratiqué. Le solde pourrait être maintenu en l’état en concertation avec le DNF. Le collège a aussi pris acte de la réponse du ministre de la Défense au député Georges Gilkinet où il précise que le projet n’est pas figé et que des échanges sont en cours avec les autorités communales.

La réponse du ministre wallon de l’Agriculture, de la Nature et de la Forêt au député Olivier Maroy précise que la zone dite du dépôt de munition fait l’objet de discussions avec le DNF qui a par ailleurs classé cinq arbres comme remarquables et cinq comme étant de grand intérêt biologique. En ce qui concerne la présence éventuelle d’espèces protégées, "les règles en matière de dérogation à la loi sur la Conservation de la nature devront, le cas échéant, être respectées et ce, sur l’ensemble de la base. Les autorités locales partagent bien évidemment ce point de vue et veilleront à ce qu’il en soit ainsi".