Brabant La lutte contre les inondations suit son cours au sein de la Jeune Province.

Ce vendredi, tous les acteurs qui agissent sur le bassin de la Senne afin de lutter contre les risques d’inondations se sont réunis pour faire le point sur les dernières avancées. Et depuis le triste épisode de 2010, on peut dire que les choses bougent de manière positive.

En effet, quinze zones d’immersions temporaires (ZIT) ont été réalisées depuis 2010 sur le bassin de la Senne et elles permettent de retenir près de 570 000 m³ d’eau. Mais bien évidemment, le travail n’est pas terminé, loin de là même.

Quatorze nouvelles zones d’immersions

Depuis 2014, le Contrat de Rivière Senne participe à l’introduction d’un projet européen. Ce projet, dit LIFE Belini, qui regroupe les trois régions de Belgique, a été accepté en novembre 2016 et couvrira la période 2017-2024. Une période qui devrait être riche en investissement puisque ce sont onze nouvelles ZIT qui seront construites grâce à ce projet, auxquelles on peut ajouter trois autres zones qui n’en font pas partie. Soit un total de 14 nouvelles zones d’immersions temporaires qui devraient voir le jour d’ici 2024. "De plus, l’ensemble de l’ancien canal Charleroi-Bruxelles est également intégré au projet LIFE, note Sébastien Delferrière, coordinateur du projet Belini. Des études y seront menées afin de valoriser, protéger et améliorer cette véritable dorsale verte et bleue présente sur le sous-bassin hydrographique de la Senne."

Au total, le budget pour la réalisation des différentes ZIT inscrites dans le projet Belini s’élève à 3,7 millions d’euros dont 2 sont financés par l’Europe. Quatorze nouvelles ZIT qui permettront de retenir quelque 670 000m³ d’eau supplémentaires d’ici quelques années. "Très concrètement, ce sont onze nouvelles zones d’immersions temporaires qui seront créées et trois autres qui existent déjà seront réadaptées", ajoute Sébastien Delferrière.

Bien évidemment, tout cela ne garantira jamais à 100 % aux habitants qu’ils ne seront plus un jour les pieds dans l’eau mais l’idée est de faire en sorte de réduire ce risque au maximum et toutes les parties qui entrent en jeu l’ont bien compris et travaillent en ce sens.