Brabant

Lorsque l’on interroge les experts du monde économique sur les régions les plus prolifiques du pays, le Brabant wallon est pointé du doigt dans la majorité des réponses. Il faut dire qu’avec sa proximité avec Bruxelles et l’aéroport de Zaventem, sa proximité avec la Flandre et le reste de la Wallonie, la Jeune Province est un point de passage quasiment obligé. Au point que de nombreuses entreprises, belges comme étrangères, viennent s’y installer.

Le BW, pas un gage de réussite

L’exemple le plus probant est sans doute celui du futur China-Belgium Technology Center, dont la construction, qui a récemment débuté, nécessitera un investissement total de 200 millions d’euros. Les Chinois ont en effet opté pour Louvain-la-Neuve pour construire cet incubateur dont l’objectif est de faciliter l’implantation d’entreprises chinoises sur le marché européen.

Mais à l’inverse du roi Midas qui transformait en or tout ce qu’il touchait, le simple fait de s’établir en Brabant wallon ne signifie pas automatiquement un succès dans les affaires. Preuve en est le nombre de faillites enregistrées lors des six premiers mois de l’année. On l’avait entrevu lors du premier trimestre, la hausse du nombre de faillites s’est prolongée lors des trois mois suivants.

Chiffres à relativiser

La hausse du nombre de faillites en BW est particulièrement importante cette année : sur les six premiers mois de 2016, on n’avait recensé que 154 faillites. Soit une hausse de près de 28 % en un an.

Selon certains spécialistes du monde économique, cette forte augmentation est à relativiser notamment en raison du fait que 2016 aura été l’année où l’on a prononcé le moins de faillites en Brabant wallon depuis le déclenchement de la crise des subprimes américains et de la crise financière européenne qui avait suivi. Laquelle avait conduit 455 entreprises à mettre la clé sous le paillasson en 2013.