Brabant  Le parcours modifié pour éviter un drame comme celui de Nice ou Berlin.

Certes, Braine-le-Château et ses presque 10 000 habitants sont à des années-lumière de grosses métropoles comme Nice ou Berlin mais quand il s’agit de garantir la sécurité des habitants, la taille ne compte pas ! Et quand les forces de l’ordre expriment leurs inquiétudes sur le parcours censé être emprunté par le cortège du carnaval, organisateurs et commune se mettent autour de la table pour trouver une solution.

La menace terroriste étant ce qu’elle est actuellement, le carnaval de Braine-le-Château va clairement être impacté cette année. En effet, le parcours a été complètement modifié sur les conseils de la police.

Eviter les grands axes

"L’idée, concrètement, c’est qu’à la vue du niveau de la menace terroriste, nous évitions de passer par les deux grands axes qui traversent la commune; à savoir la route qui va de Hal vers Nivelles et celle qui va de Braine-l’Alleud vers Tubize", explique Nicolas Tamigniau, l’échevin des Festivités de la commune.

Très concrètement, du côté de la police, on a "peur" de vivre les mêmes événements qui se sont déroulés il y a quelques mois en France et en Allemagne même si, comme on le disait, Braine-le-Château n’est pas comparable. "Avant, le cortège passait par l’axe Braine-l’Alleud-Tubize et on coupait celui-ci aux Quatre Bras à Braine-le-Château et c’est justement à cet endroit que les forces de l’ordre ont peur qu’un camion déboule comme ce fut le cas à Nice et à Berlin en venant du haut de la rue de Nivelles."

Risque minime

Si le risque est tout de même assez minime, du côté des organisateurs et de la commune, on a préféré prendre toutes les précautions nécessaires. "Il y a une différence entre Braine-le-Château et Nice mais le risque est bien là et on ne veut pas le prendre. C’est la police qui nous a interpellés à ce sujet. A la base, nous, en tant que commune, ainsi que les organisateurs, nous voulions prendre le parcours traditionnel. Mais après réflexion, on a préféré écouter la police et modifier le parcours pour être sûr de ne pas courir le moindre risque", continue l’échevin castelbrainois qui précise également que la commune aurait pu ne pas écouter l’avis des forces de l’ordre et aller à leur encontre mais "que c’était plus prudent de les écouter d’autant plus qu’ils savent très ce qu’ils font et de quoi ils parlent".