Brabant Après la saisie de 57 chiens, la comtesse espérait faire suspendre la décision.

Le 7 mars dernier, l’ASBL Sans Collier avait été mandatée par les autorités judiciaires pour effectuer la saisie de 57 chiens et deux moutons dans une propriété appartenant à la comtesse Diana du Monceau de Bergendael à Bousval. Si leur état n’était pas encore trop préoccupant - hormis pour les moutons qui méritaient une bonne tonte -, la décision de la justice avait été notamment motivée comme une application d’un jugement de mai 2015 qui stipulait que la comtesse chastroise ne pouvait plus posséder plus de 20 chiens simultanément.

Car la comtesse est en réalité une habituée des saisies : 37 chiens avaient été saisis dans sa propriété de Chastre en 2013 et 96 en 2011.

Aucun des arguments jugé sérieux

Après la saisie du mois de mars dernier, la comtesse avait introduit un recours en extrême urgence devant le Conseil d’Etat pour faire suspendre la décision judiciaire, et ainsi récupérer ses animaux. Mais le Conseil d’Etat vient de la débouter.

Dans son recours, la comtesse précise posséder "77 chiens mais également des moutons, des ânes, des chevaux… Des animaux qui vivent en liberté sur ses deux propriétés de Chastre (15 hectares) et Bousval (30 ares)."

La comtesse dit passer l’intégralité de son temps à s’occuper de ses animaux. Une activité qu’elle exerce "par amour des animaux depuis plus de 30 ans".

Dans son recours, la comtesse a soulevé l’article 15 de la Constitution selon lequel le domicile des citoyens est inviolable et qu’une "visite domiciliaire ne peut avoir lieu que dans les cas prévus par la loi".

Ce qui n’aurait pas été le cas ici, selon la comtesse. Argument rapidement balayé par le Conseil d’Etat qui, en tant que plus haute juridiction administrative du pays, ne peut statuer sur une décision judiciaire.

Deuxième grief de la comtesse : la Région wallonne aurait procédé à une saisie arbitraire en capturant les chiens au hasard, sans prendre en compte l’état particulier de chacun d’entre eux.

Réponse du Conseil d’Etat : "La saisie contestée a été justifiée par les conditions d’hygiène dans lesquelles les animaux sont hébergés (NdlR : les excréments joncheraient le sol) chez la requérante, d’une part, et par le fait que de nombreux chiens ne sont ni identifiés, ni stérilisés, et ce, alors qu’il n’y a pas de gestion des reproductions."

Aucun des arguments développés par la comtesse n’a donc été jugé sérieux par le Conseil d’Etat.