Brabant Chaque matin, une septantaine de navetteurs embarquent vers LLN.

Lancé en février 2010, le Proxibus de Mont-Saint-Guibert avait connu une affluence relativement encourageante lors de ses premières semaines d’exploitation. Mais le service permettant de relier les villages guibertins à la cité néolouvaniste avait rapidement périclité.

Au point qu’en 2015, les autorités communales avaient décidé de cesser l’expérience. Il faut dire que le bus tournait régulièrement à vide, n’embarquant plus que six personnes chaque matin.

Moins de voitures

L’initiative n’avait toutefois pas totalement été abandonnée. Et l’idée d’un Proxibus intercommunal - le premier du genre en Wallonie - reliant Chastre, Mont-Saint-Guibert et Louvain-la-Neuve avait germé dans l’esprit des édiles communaux. Et en septembre 2016, ce nouveau service avait enfin fini par être lancé.

Un an après, le bilan est jugé plutôt satisfaisant. Si l’on reste loin des chiffres de fréquentation du Proxibus de Waterloo (le plus fréquenté du BW grâce à sa gratuité), le Proxibus intercommunal peut se targuer d’avoir plus que décuplé les chiffres d’affluence de sa période guibertine. Aujourd’hui, ce sont en effet près de 70 navetteurs qui empruntent quotidiennement ce service. Ce qui a le don de satisfaire l’échevin ottintois de la Mobilité. "C’est un véritable succès, se réjouit David Da Camara. "Pour les trois communes, cela correspond à de nombreuses voitures en moins sur nos voiries saturées aux heures de pointe."

Inspirer des communes

Même constat dans le chef de Philippe Evrard, le bourgmestre de Mont-Saint-Guibert : "Nous espérons que ce projet inspirera d’autres communes à travailler ensemble pour la mobilité. Les pouvoirs publics peuvent agir, mais cela peut aussi venir d’initiatives privées, comme c’est le cas de la ligne 11 qui permet de rejoindre la gare d’Ottignies depuis le Parc Fleming, Einstein et l’Axis Parc avec des horaires et une fréquence correspondant aux horaires des travailleurs."

Pour rappel, le coût du Proxibus intercommunal s’élève à 80 000 € par an. Soit 20 000 € par commune et 20 000 € subsidiés par la Province.