Brabant

Ce n’est pas le mouvement perpétuel mais ça s’en rapproche : le 14 janvier dernier, à l’instar des arrêts du 14 janvier 2013 et du 12 décembre 2011, le Conseil d’Etat a, pour la troisième fois, annulé le permis qui avait été octroyé par le ministre Henry à la société Aspiravi pour la construction de huit éoliennes sur le plateau central de l’entité de Chastre.

Un promoteur qui, depuis lors, s’est attaché à compléter le dossier en fonction des failles mises en avant par la juridiction précitée, histoire de voir le ministre délivrer une nouvelle fois l’autorisation espérée.

Pour rappel, l’idée est d’ériger huit machines d’une puissance d’un maximum de 2,3 MW. A l’origine, en 2007, il s’agissait de dix moulins. "Nous avons notamment ajouté deux études de vent qui prouvent le bon potentiel venteux du site choisi, explique Valentin Demol, chez Aspiravi. Nous avons également apporté un complément par rapport au bridage d’une partie des turbines dans deux cas précis : au niveau acoustique en fonction des habitations et pour protéger certaines espèces de chiroptères à certains moments de l’année."

A noter que, même en limitant la capacité de quelques éoliennes à des périodes données, la rentabilité resterait de mise, aux dires du promoteur. "L’endroit, une belle plaine dégagée, est effectivement très intéressant, justifie Valentin Demol. Nous gardons donc de sérieux espoirs que le ministre tienne sa position initiale et que la procédure finisse par aboutir en notre faveur."

Au tour de la population maintenant de se prononcer sur le projet ! L’enquête publique sera lancée ce lundi. Jusqu’au 8 avril, tout un chacun aura la possibilité de communiquer au collège communal chastrois ses remarques positives, négatives ou neutres.

Il s’agira ensuite de voir ce que décidera le ministre Philippe Henry. Sachant qu’il devra se prononcer avant la fin du mois d’avril, il ne faudra pas patienter longtemps avant de connaître sa décision.