Brabant Les chiffres qui vont suivre vont vous donner le tournis.

Et pour cause, jamais le refuge Sans Collier de Chastre n’a publié de chiffres aussi élevés. A quelques jours de boucler le registre des pensionnaires à quatre pattes de 2017, le refuge a déjà recueilli pas moins de 1 450 animaux cette année. "On observe déjà une progression d’un pour cent par rapport à l’année dernière où nous avions 1 436 entrées , précise Sébastien De Jonge, directeur du plus important refuge de la province. A la fin de l’année, je pense que l’on approchera les 1 600 entrées. C’est un bilan très mauvais. Les gens abandonnent de plus en plus leur animal de compagnie."

En ce qui concerne les chiens, 774 toutous ont franchi les portes du refuge. "C’est près de 5 % de moins par rapport à 2016 où nous en avions reçu 818", insiste Sébastien De Jonge.

Dans le détail, 194 ont été retrouvés errants, 546 abandonnés et 34 saisis ou maltraités. Le nombre d’abandons diminue de 3 %. Presque tous ont été adoptés, soit 750 sur 774. "600 d’entre eux ont trouvé un nouveau foyer. 144 ont retrouvé leurs maîtres et 6 ont dû être euthanasiés à cause d’accidents de voiture ou pour des raisons comportementales", commente-t-il.

Plus de 150 bénévoles

Les races de chiens les plus abandonnées en 2017 sont les American Staffordshire terrier, les Jack Russel, les labradors, les bergers malinois et les Border Collie.

Du côté des chats, 676 matous sont arrivés chez eux, soit 58 de plus qu’en 2016. 438 ont été retrouvés errants, 236 abandonnés et 2 ont été saisis ou maltraités alors qu’ils étaient près de 60 à avoir été maltraités en 2016. "Malheureusement, 55 sont morts en plus de 12 adultes. Certains avaient les yeux crevés, bourrés de maladies ou atteints de cancer. Bien entendu, les euthanasies sont des cas de force majeure, effectués en codécision avec le vétérinaire", explique Sébastien De Jonge.

Avec ces chiffres, Sans Collier est devenu le troisième refuge de Wallonie, après Charleroi (5 000 entrées par an) et Liège (3 000 entrées/an). L’ASBL emploie 9 salariés dont 7 équivalents temps plein et plus de 100 bénévoles.

Dans son nouveau refuge à Perwez, qui devrait être investi en février prochain, l’ASBL comptera sur plus de 150 bénévoles. "Idéalement, il nous manque trois salariés mais, financièrement, c’est impossible car il faudrait débourser près de 100 000 euros de plus par an", conclut le directeur.