Brabant

Nous sommes en plein mois de juillet au cœur des Ardennes. La météo est de la partie, un ciel bleu azur, grand soleil et des températures élevées. Lors d’une longue randonnée, un scout vient de faire un malaise suite à une possible insolation et déshydratation. Il est inconscient. Il faut lui prodiguer les premiers gestes avant d’appeler les secours. Telle est la situation à laquelle 16 chefs d’unité ont été confrontés hier, dans les enceintes de l’administration communale de Chastre.

Le but est de former les chefs d’unité scouts de Chastre et Blanmont aux premiers soins et aux gestes de la réanimation. "Cette formation va également leur apporter plus d’assurance afin de gérer tant les bobos de tous les jours que des situations plus critiques", souligne Anne Ferriere, coordinatrice des mouvements de jeunesse pour la commune et conseillère CPAS.

PLS et réanimation cardiaque

Réunis autour de deux formatrices aguerries de l’entreprise "Save my life" de Court-Saint-Etienne, les scouts enchaînent toutes les situations d’urgence. "On débute la journée avec une partie théorique où le but est de retenir un schéma simple qu’il faut ensuite appliquer dans un cas concret à observer scrupuleusement la situation, faire un bilan correct aux interlocuteurs du 112, assurer sa propre sécurité et faire les bons gestes", poursuit-elle.

Les scouts apprennent, entre autres, à installer une victime en position latérale de sécurité (PLS) et la réanimation cardiaque. Est-ce pour autant un passage obligé pour chaque unité scoute ? "Non. La fédération des scouts propose des formations pour les animations mais pas pour les premiers soins. A Chastre, cette initiative ne relève que de la commune. On ne veut pas surfer sur cette tendance où l’on voit de plus en plus de personnes se diriger vers des formations en secourisme depuis les derniers attentats."