Brabant

Il y a quelques semaines, les habitants de Grez-Doiceau s’étaient plaints de l’état de délabrement de la rue Fernand Labby, que certains n’hésitaient pas à considérer comme étant la pire route de Wallonie.

Depuis, les travaux ont débuté et les nids-de-poule ne seront bientôt plus qu’un bien mauvais souvenir.

Résultat : le titre de pire route de Wallonie pourrait désormais être associé à la tienne du Pâturage, à Court-Saint-Etienne. La voirie n’est aujourd’hui plus qu’une succession de nids-de-poule dont les riverains ont assez. "Vous connaissez ce jeu de labyrinthe dont le principe est de rejoindre sa maison sans se faire prendre dans les impasses et pièges divers ?, interroge Caroline, une habitante de la rue. Eh bien, nous y jouons tous les jours. Depuis 30 ans, nous faisons appel aux différents politiciens et organismes pour nous aider à régler le problème. Mais nous attendons toujours. Il y a deux ans, on m’avait garanti de gros travaux dans les deux ans…"

Il est vrai qu’au vu de l’état des lieux, même le plus résistant des 4x4 aurait peur d’y laisser une jante. "On a essayé de reboucher les nids d’autruches avec des gravillons, de la terre, des petites rigoles creusées pour faire évacuer l’eau mais nous allons finir par détruire ce qui reste de macadam à coups de bulldo zers et de pioches."

Terrain privé

Contacté par nos soins, l’échevin des Travaux de Court-Saint-Etienne dit avoir connaissance du dossier. Problème : la rue est à cheval sur les communes stéphanoise et ottintoise. Et les 150 mètres sur le sol de Court-Saint-Etienne appartiennent en réalité à un privé. "Il y a quelque temps, nous avions procédé à quelques réparations, confie l’échevin. Mais notre directeur-général, ayant pris connaissance que le terrain était privé, interdit désormais aux ouvriers d’intervenir. La loi nous interdit en effet de procéder à des t ravaux sur un terrain qui ne nous appartient pas."

Un budget de 30 000 euros a pourtant été débloqué par la commune et le marché a même été passé mais, tant que le terrain reste privé, impossible d’intervenir, même pour reboucher provisoirement les trous. "Nous sommes en pourparlers avec le propriétaire du sentier depuis trois ans mais cela bloque au niveau de l’acte notarié. Il manquerait certains documents que le propriétaire ne fournit pas. J’invite d’ailleurs les riverains à aller le voir pour faire accélérer les choses. Car tant que la commune ne sera pas propriétaire de l’assiette, nos ouvriers ne pourront pas intervenir."

Dès que la commune sera propriétaire, elle promet d’intervenir rapidement. "Et on fera les choses bien, assure Stéphane Ravet. On ne se contentera pas de remettre 4 centimètres d’asphalte au risque que des trous se reforment rapidement. Non, on recréera de solides fondations pour que la route tienne 40 ans."