Brabant La zone attend un geste financier de la Région wallonne.

A la fin de la législature précédente, les policiers de la zone Orne-Thyle, couvrant le territoire de Chastre, Court-Saint-Etienne, Mont-Saint-Guibert, Villers-la-Ville et Walhain, quittaient leurs locaux vétustes de Corbais pour rejoindre des locaux plus fonctionnels au sein de l’Axis Parc.

Un déménagement censé être temporaire : les locaux étaient loués à l’intercommunale du Brabant wallon. Avec une promesse : avant la législature suivante, ils entreraient dans un nouveau commissariat, alors à construire près du crématorium de Court-Saint-Etienne.

Un accord pour la localisation

Mais alors que cette législature arrive à son terme, les premiers coups de pelle pour ce nouveau commissariat n’ont toujours pas été donnés. Les plans existent pourtant. Et le terrain est disponible. Mais la Région resterait sourde aux demandes de subsides. "On est l’une des dernières zones de police du Brabant wallon à ne pas disposer de notre propre commissariat, déplore le bourgmestre de Court-Saint-Etienne, Michaël Goblet d’Alviella, par ailleurs président de la zone de police. Les locaux actuels sont fonctionnels et mieux que ce qu’on avait à Corbais. Mais on doit débourser chaque mois plusieurs milliers d’euros de loyer. Il est grand temps de disposer de notre propre commissariat."

Les cinq communes concernées se sont accordées sur la localisation. Le bureau d’architectes nivellois Van Haeren a même été désigné et un montant de 3,5 millions d’euros a été estimé pour la construction. "Le projet avait été pensé du temps de Jean-François Breuer (NdlR : le bourgmestre guibertin décédé en 2011) et nous sommes prêts à introduire la demande de permis, précise le bourgmestre stéphanois . Mais nous ne pourrons le construire sans l’aide financière de la Région. Les communes ne pourraient se permettre de le financer seules. Elles ont d’autres missions à assumer et ne peuvent se permettre de mettre 700 000 euros chacune dans un commissariat."

Au frigo durant de longs mois, le dossier aurait connu une avancée depuis la nomination de Valérie De Bue au poste de ministre des Pouvoirs locaux. "On a juste besoin d’un petit coup de pouce", conclut Michaël Goblet d’Alviella.