Brabant Le 36 de la rue du Stampia deviendra bientôt une référence culturelle. C’est que les Baladins du Miroir sont sur le point de s’y installer. D’ici la fin 2013 selon toute vraisemblance et sauf mauvaise surprise. L’adresse, c’est celle d’un site de 4,6 ha comprenant notamment un bâtiment de 600 m².

Le tout est devenu propriété de la Régie foncière du Brabant wallon lundi matin, mettant fin à une aventure de deux ans… Pour en commencer une autre.

A l’étroit sur son terrain historique de Thorembais-les-Béguines, la troupe de théâtre forain mondialement connue cherchait depuis un certain temps à se reloger pour pouvoir continuer à se développer.

"Nous avons visité 27 lieux dans tout le Brabant wallon, relate Gaspar Leclère, qui a porté le projet au sein des Baladins. Nous avons notamment eu des vues sur la ferme de Chantraine (Huppaye) ou encore la ferme du Pont (Limelette) ainsi que sur des terrains où il aurait fallu tout faire à partir de zéro."

Mais c’est le Stampia qui s’est rapidement imposé. Un domaine augmenté de 2,5 ha achetés près de la N29 afin de permettre un accès plus aisé que via l’étroit cul-de-sac qu’est la rue du Stampia.

De quoi porter la dépense provinciale au million d’euros. Une somme à laquelle il faudra encore ajouter 500 000 euros pour l’aménagement des lieux : parking, cheminements intérieurs, équipements de diverses zones, terrassements…

Plus qu’accueillir les Baladins du Miroir (qui seront responsables du bien par le biais d’une emphytéose qui reste à définir), le Stampia servira en fait de pôle culturel voué à voir venir d’autres acteurs, groupes, associations…

Un endroit dédié aux spectacles mais aussi aux créations. Des idées, Gaspar Leclère n’en manque pas avec, chaque fois, une double dimension artistique… et éthique. "Pourquoi pas envisager un pôle européen du théâtre itinérant ?" , demande celui qui deviendra directeur de la troupe en janvier prochain. "On pourrait aussi imaginer des espaces de stages, formations, échanges, résidences… et même des chambres d’hôtes."

L’avenir s’annonce plein et passionnant pour des Baladins du Miroir qui, pour rappel, disposent déjà un pied-à-terre à Jodoigne depuis bientôt dix ans. Un hangar sis derrière Fedasil qui ne sera prochainement plus nécessaire.

Geoffroy Herens