Brabant La première commune à se doter de cendriers qui permettent de recycler les mégots.

En Belgique, tous les ans, on recense environ six milliards de mégots. La bourgmestre de Waterloo l’a compris : c’est un véritable fléau.

Pour tenter de lutter contre ce problème, les autorités ont décidé d’agir de manière innovante. Ce lundi, la cité du Lion est devenue la 1re commune à s’équiper de cendriers qui permettent de recycler ces mégots. On en trouvera une dizaine sur tout le territoire. "On vient à peine de les installer que d’autres communes ont pris contact avec nous", sourit fièrement Florence Reuter (MR), la bourgmestre waterlootoise.

C’est une société française (Mé Go) qui est à l’origine de ce système. Les mégots sont d’abord récoltés avant d’être stockés et envoyés à la société à Brest, en France, afin que ceux-ci soient valorisés. "Ces cendriers permettent d’éviter une pollution visuelle, diminue les risques d’incendie et la pollution de l’eau", explique Philippe Jammes, CEO de la société.

"Avec 2 000 mégots, on peut faire un support GSM. On réalise aussi des boîtes à crayons, des horloges, des cendriers et des tabourets. Toutes ces choses ne sont pas vendues, elles sont offertes à nos clients." Il faut environ 12 000 mégots pour les transformer en tabouret.

La commune s’est dotée d’une dizaine de cendriers pour un coût de 4 500 euros auxquels il faut ajouter autant pour le traitement des mégots et l’entretien des cendriers.

Le 1er cendrier a été installé devant la maison communale, à l’entrée du service Population. Les autres se trouvent à proximité de la gare, devant la maison du tourisme, à côté de l’Abribus devant l’Institut des Sacrés-Cœurs, à proximité des Galeries Wellington, à l’entrée de la What Gallery, devant le Pain quotidien et devant le café Oscar. "On n’empêchera pas les fumeurs de jeter leurs mégots à terre mais, si on peut en convaincre quelques-uns de les jeter dans cette poubelle, ce sera déjà un pas en avant", conclut Florence Reuter.J. Br.