Brabant Le ministre de la Mobilité ne veut pas attendre la fin de tous les travaux avant d’enfin lancer le RER.

Alors que de plus en plus de navetteurs se désespèrent de voir un jour le RER être enfin opérationnel, le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot (MR) a lancé, hier, une promesse encourageante sur le plateau de l’Invité, l’émission de RTL-TVI. Interviewé par Pascal Vrebos, il a indiqué que le RER serait sur les rails dès 2022, là où d’autres partis estiment qu’il ne verra pas le jour avant au moins 2030.

"Il faut aller plus vite", assure le ministre Bellot. "Et ce sera fait pour la ligne 161. On a tous les permis d’urbanisme et les travaux devraient débuter relativement rapidement. Il faut aussi arrêter de construire des grandes gares. J’ai d’ailleurs fait bloquer le projet d’une nouvelle gare à Courtrai. Désormais, ce sont les rails et les usagers qui passent avant tout."

Un train tous les quarts d’heure sur la Ligne 161

Résultat ? "Nous n’allons pas attendre la fin des travaux pour lancer le RER. Dès 2022, il y aura une offre de trains tous les quarts d’heures entre Bruxelles et Ottignies (NdlR : Ligne 161) et toutes les demi-heures sur la ligne Bruxelles-Charleroi (NdlR : Ligne 124)", promet François Bellot.

Le ministre n’a d’ailleurs pas hésité à lancer des piques à ses prédécesseurs. "Le dossier RER, c’est comme si vous achetiez un vieux bâtiment et que vous commencez des travaux dans toutes les pièces. Et puis, à un moment donné, vous vous rendez compte qu’il n’y a plus assez d’argent et qu’aucune pièce n’est habitable. C’est la logique qui a été suivie par le passé dans le dossier du RER."

Impossible de tenir les délais dès le départ

Autrement dit : les retards dans le dossier - initialement, le RER devait être inauguré en 2012 - sont le fruit d’erreur de gestion dans le projet. Plutôt que d’avancer petit à petit, on a mis tout en chantier. Et rien n’est terminé. "En 2002, des voix - dont j’étais - se sont élevées pour dire qu’il était impossible de tenir un tel projet pour 2012. Pour tenir ce délai, il fallait que toutes les demandes de permis soient introduites dans les 12 mois et les permis octroyés dans les 18 mois. Il y a des permis qui, aujourd’hui, ne sont toujours pas acquis. Ce sont des annonces qui plaisent. Moi je suis ingénieur. Je ne vais pas annoncer des choses qui sont impossibles. A l’époque, on a laissé dire des choses qui étaient insoutenables. A l’intérieur même de la SNCB, on disait qu’il était impossible de mener cela dans un tel délai si court…"

On espère désormais juste qu’en 2030, le ministre de la Mobilité en place ne dira pas la même chose de la promesse de François Bellot de lancer le RER en 2022…