Brabant

Depuis quelques années, Genappe a rendu plusieurs avis négatifs sur des projets élaborés par des promoteurs éoliens, la plupart du temps pour des moulins à implanter au bord de la RN25. C’est que la population ne veut manifestement pas de parc éolien à cet endroit.

Cependant, la commune a décidé d’une autre approche : pourquoi ne pas sélectionner d’abord des zones favorables en fonction des vents, s’entourer de spécialistes pour déterminer les machines les plus adaptées, et prendre en compte également le respect du patrimoine environnemental et historique.

Bref, une étude pour obtenir un cadre éolien local, qui dans un deuxième temps servira d’outils pour accepter, refuser ou réorienter les demandes des promoteurs qui sont visiblement très attirés par Genappe.

Ecolo en désaccord

Depuis quelques mois, un cahier de charges est élaboré dans une commission spécifique, qui associe également certains citoyens qui connaissent bien le domaine. Ce cahier des charges a été présenté au conseil communal de mardi soir pour lancer un appel d’offres et trouver un bureau d’études qui concrétisera tout cela.

La commune l’avait aussi présenté la semaine dernière au ministre wallon en charge de la matière, Carlo Di Antonio. Qui a apprécié l’initiative : il s’agit d’une première en Wallonie et d’après le bourgmestre Gérard Couronné, le ministre est très intéressé par le résultat.

Cette étude de faisabilité technique sera également soumise à l’approbation des citoyens, pour être sûr que les zones désignées conviendront aussi à la population. Le coût global de la démarche est estimé à 100 000 euros.

Si les autres conseillers genappiens trouvent que le jeu en vaut la chandelle, ce n’est pas le cas des verts… "Ce n’est pas demain, ni dans deux ans qu’on verra des éoliennes à Genappe, a réagi Anne Beghin au nom d’Ecolo. Quel est l’intérêt d’une étude à 100 000 euros alors qu’il existe déjà un cadre éolien wallon, que vous avez rejeté en 2013. C’est une hypocrisie : vous ne voulez pas d’éolienne : j’ai l’impression d’un statu quo organisé, je suis déçue et en colère."