Brabant L’opposition dénonce l’usage d’une mauvaise technique. La bourgmestre déplore une malfaçon.

Les élections communales arrivent et… les tensions se ravivent. A Grez-Doiceau, c’est bien connu, il n’existe pas de législature paisible. Entre la majorité et l’opposition, de tout temps, le torchon a toujours brûlé. Et plus octobre 2018 approche…

L’objet de ce nouvel épisode ? L’avenue Félix Lacourt à Hèze. Un nouveau revêtement y a été placé voici environ trois mois mais, visiblement, des trous apparaissent déjà dans la voirie. Si l’on est loin d’un état pitoyable comme l’on peut en trouver sur certaines routes, il est difficilement concevable qu’une dizaine de trous parsèment déjà la voirie. Et l’hiver, dont les premières percées ont eu lieu la semaine dernière et encore ce week-end, ne devrait pas améliorer les choses, le gel pouvant agrandir les crevasses et nids-de-poule.

L’opposition s’insurge, ciblant les choix de la majorité avec une technique pour effectuer les travaux qui serait inadaptée. La majorité, elle, s’en défend, évoquant une malfaçon et visant le chef de l’entreprise qui a réalisé les travaux. "Nous n’avons pas accepté la réception provisoire, indique la bourgmestre Sybille de Coster Bauchau. On a remarqué des fissures assez rapidement. Pour nous, il y a malfaçon."

Une réunion s’est dès lors tenue avec un représentant de la société et la commune, dont le responsable du service travaux, mais cela a tourné court… "Alors que nous lui exposions la situation, en lui signifiant ce qui n’allait pas, il a décidé de quitter la réunion, ni plus ni moins…"

"Trouver un terrain d’entente"

Devant cette situation, la commune a adressé ce mardi un recommandé à la société qui a désormais douze jours, à dater de la réception de celui-ci, pour apporter des éléments de réponses. "Le cahier spécial des charges a été fait correctement, nous voulons faire respecter le droit de la commune, précise la bourgmestre qui ne veut cependant pas dramatiser. Cela arrive dans d’autres chantiers aussi, il y a à présent lieu de trouver un terrain d’entente. Mais j’avoue que quitter la réunion, ce n’était pas opportun de leur part…"

Quant aux propos d’Alain Clabots, dénonçant une mauvaise technique utilisée, la bourgmestre réfute : "Je lui laisse la responsabilité de ce qu’il dit. Jusqu’à preuve du contraire, M. Clabots n’est pas spécialiste des voiries."