Brabant On a enregistré une hausse des faillites de près de 50 % dans les cafés et les restaurants de la région.

Si le Brabant wallon est souvent décrit par les experts comme un véritable eldorado économique où il fait bon d’installer son entreprise, tout n’y est pas forcément rose. Et tout ce qui s’y crée ne devient pas or. L’année 2017 aura en effet été particulièrement éprouvante pour certaines entreprises. On pense notamment à la faillite retentissante des papeteries Idem Papers à Virginal (Ittre), qui avait débouché sur le licenciement de 396 personnes. Au total, on aura recensé 384 faillites l’an dernier en Brabant wallon.

Si tous les secteurs sont touchés, les domaines de la construction (66 faillites), du service aux personnes (65) et de l’horeca (62) sont ceux qui ont le plus souffert l’an dernier, rassemblant à eux trois plus de 50 % des faillites enregistrées en Brabant wallon. Lesquelles ont entraîné 147 licenciements, soit 96 % de plus qu’en 2016 (75).

Mais si la hausse du nombre de faillites est marquée dans de très nombreux secteurs en Brabant wallon, elle l’est surtout dans le domaine de l’horeca. On a ainsi enregistré, l’an dernier, une hausse du nombre de faillites de près de 47 % en 2017 par rapport à 2016. Parmi celles-ci, on pense notamment aux Arcades et au Commerce, deux établissements horeca emblématiques installés dans le centre-ville de Nivelles.

La caisse noire pointée du doigt

Principalement pointée du doigt : la fameuse caisse noire, rendue obligatoire dans les cafés et restaurants. "Depuis l’introduction de cette caisse, on constate que le secteur a connu une forte augmentation du nombre de faillites", commentait, en février 2017, Eric Van den Broele, responsable de la recherche et développement chez Graydon, tout en précisant qu’après une forte hausse après l’introduction de la caisse noire, le nombre de faillites enregistrées dans le secteur de l’horeca avait tendance à épouser la tendance générale.

Bref, l’introduction de la caisse noire peut avoir nui aux entreprises les plus fragiles tout en ayant servi de bouc émissaire pour certaines faillites.

Car aujourd’hui, cette fameuse boîte noire ne serait plus remise en question. Mieux, elle servirait même à aider le gérant d’un établissement horeca dans son organisation, notamment sur la gestion des stocks.

Selon Eric Van den Broele, la hausse enregistrée dans le domaine de l’horeca serait plutôt révélatrice des difficultés sans cesse grandissantes avec des taxes toujours plus fortes et un pouvoir d’achat diminué des consommateurs.Y. N.