Brabant L’historien de St-Louis et de l’UCL fit découvrir notre passé récent à des générations d’étudiants.

Il ne fut pas un auteur publié et surpublié outre mesure soutenu par une pub’ artificielle. Pas surprenant de la part de quelqu’un qui n’avait jamais vraiment voulu surfer sur des vagues médiatiques dont il savait qu’elles retomberairent aussi vite qu’un soufflé mal dimensionné... 

Pourtant l’historien Jacques Lory, que sa famille et ses proches conduisent ce lundi 20 août à sa dernière demeure après un dernier hommage religieux ce lundi à 11 heures en l’église Sainte-Marie de Schaerbeek, aura marqué des générations de passionnés de Clio - grands historiens de l’heure mais aussi passionnés de l’évolution de la societé belge, et, par extension, de la société tout court dans nos contrées.

Car Jacques Lory, qui enseigna aux Facultés universitaires Saint-Louis à Bruxellles - avant qu’elles ne gagnent leurs jalons universitaires - mais aussi à l’Université catholique de Louvain, apprit avant tout à des générations de futurs politogues, économistes, sociologues ou communicateurs à s’intéresser à leur "pré carré", question de les ouvrir ensuite à l’analyse d’une société qui éprouve décidément pas mal de difficultés à se (re) situer dans un monde déboussolé.

Un médiateur hors pair du passé

Spécialiste de la Belgique contemporaine, Jacques Lory initia aussi des générations de futurs décideurs à la compréhension d’un pays certes complexe mais en même temps tellement interpellant… Et ce n’est pas un hasard si à l’heure de sa retraite bien méritée, ses collègues qui eurent aussi la chance de bénéficier de ses analyses et autres conseils éclairés lui rendirent hommage par un Cahier du Centre de Recherches en Histoire du Droit et des Institutions de ses chères Facultés Saint-Louis, qui allaient conquérir leurs galons universitaires il y a quelques années.

Les funérailles auront lieu ce lundi à 11 heures en l’église Sainte-Marie, place de la Reine à Schaerbeek.