Brabant

A Corbais, les installations de l’ancien Piano II pourrait bien accueillir prochainement roulettes, machines à sous, table de poker avec croupier électronique L’enquête publique relative au projet de Circus à Corbais est en cours jusqu’au 30 août. Objet : la demande d’un permis d’environnement pour ouvrir une salle de jeux de hasard au 61 de la Grand-Route. "Un Circus, c’est un peu comme un casino électronique qui attire une moyenne de 70 clients par jour, explique Jean-Marie Léonard, l’administrateur-délégué du groupe. Des personnes âgées de 21 ans minimum qui ont le choix entre 45 postes de joueurs. Le tout dans un décor très feutré, très qualitatif Bref, un assez gros investissement à la base." Au niveau des horaires, si l’ouverture se fait généralement vers 11 h, la fermeture a lieu vers 3-4 h du matin en semaine et 5-6 h le week-end. "Ce qui effraye parfois les riverains, au début, surtout quand ils ne nous connaissent pas, concède l’administrateur-délégué. Mais ils sont vite rassurés quand ils découvrent nos mesures de sécurisation et le rôle de vigile que nous remplissons dans le quartier." Au total, l’enseigne devrait, aux dires de Jean-Marie Léonard, être synonyme d’une dizaine d’emplois directs avec priorité aux citoyens de Mont-Saint-Guibert, le Circus se chargeant lui-même de la formation de ses travailleurs. Les premiers jetons pourraient être utilisés au printemps 2011. La société n’a pas encore de Circus dans la région : les plus proches se trouvent à Braine-l’Alleud et Bruxelles. Si cette autorisation est octroyée, le site de Corbais en remplacera en fait un autre, qui fermera ses portes. En cause : une tendance qui veut que les implantations dans les centres-villes aient tendance à voir leur chiffre d’affaire diminuer. "Les salles de jeux qui se trouvent en périphérie, le long des grands-routes sont de plus en plus prisées, constate Jean-Marie Léonard. Car elles offrent un parking plus aisé, des accès faciles "

En outre, "nous avons été séduits par la montée en puissance de Mont-Saint-Guibert. Choisir de s’installer à Corbais, à proximité du carrefour nous semblait judicieux." A la commune, on réfléchit justement à l’avenir de ce village. Un avant-projet de schéma d’orientation vient d’arriver. Le document, réalisé par le CREAT (UCL), propose de remplir les "dents creuses" du centre du village par de l’habitat, d’avoir une densité de population qui augmente raisonnablement, respecter le cadre de vie sans pour autant oublier l’aménagement de la N4 et celui du petit hameau sis de l’autre côté.

Un raisonnement d’autant plus important que Corbais présente encore une vaste surface bâtissable au sud. De quoi aiguiser l’appétit des promoteurs et prévoir entre 200 à 250 logements de plus d’ici 2020. A très long terme, l’idée sera de déplacer le centre du village vers la N 4. Une route où certains aménagements sont préconisés. A commencer par deux ronds-points. Le premier serait placé au croisement avec la voie qui relie Mont-Saint-Guibert à Corroy-le-Grand (à la place des feux actuels). Tandis que le second se trouverait au niveau du magasin Luxus. Entre les deux, le CREAT a imaginé de réduire la Nationale à une bande dans chaque sens. "Ce serait plus convivial, comme dans une traversée d’agglomération, explique Philippe Gosselin, le responsable du service Urbanisme de la commune. Le reste de la largeur permettrait de prévoir deux fois une bande de desserte pour les magasins de proximité qui sont implantés dans la zone." De même, l’étude propose aussi qu’à terme, une nouvelle voirie soit créée au sud de Corbais. Elle partirait de la N4 aux environs de Luxus et rejoignant le prolongement de la rue Haute à l’endroit où celle-ci devient moins habitée. Cette artère supplémentaire présenterait de nombreux avantages dont celui de permettre aux habitants et usagers de la route de ne plus devoir emprunter les petites rues, hormis en matière de circulation vraiment locale. Des voies où il deviendrait moins dérangeant d’installer des dispositifs ralentisseurs de vitesse. Pour que tout cela devienne réalité, il faudra que la commune tombe d’accord avec le Service Public de Wallonie (l’ex-Met). A noter qu’un schéma d’orientation n’a aucune valeur réglementaire : y déroger est possible mais moyennant une bonne motivation. Une réunion publique aura lieu le 30 septembre à 19 heures.