Brabant Le bourgmestre Emmanuel Burton salue l’arrivée de Nespa… qui lui donne plus d’appétit.

Nous l’avons déjà évoqué : alors que la première rentrée scolaire de la Nouvelle école secondaire à pédagogique active (Nespa) était prévue à Genappe, sur le site de l’ancienne sucrerie, des éléments de dernière minute ont modifié les plans. En raison de la découverte d’amiante à l’endroit prévu, Nespa a dû trouver une solution de repli, qui s’avère finalement une solution de grand luxe : l’école sera abritée pour un an dans les locaux de la ferme de l’abbaye, à Villers-la-Ville.

Le bâtiment a été rénové par la Région et convient bien à une destination scolaire : le site est sécurisant et l’environnement (forêt et espaces potagers, abbaye à deux pas, présence du Crie sur place) est idéal pour le type de pédagogie envisagé.

Au point que certains voient mal comment, après un an, les élèves pourraient retourner dans des préfabriqués en attendant de disposer d’une école en dur qui mettra des années à sortir de terre à Genappe…

Hier, le bourgmestre Emmanuel Burton a salué via un communiqué l’installation de Nespa sur le territoire communal villersois en glissant une petite phrase qui n’est pas passée inaperçue : "L’intention est de soutenir ce projet afin de voir rester cette école à Villers."

Depuis quelques semaines, des réunions ont eu lieu entre les responsables de l’école et le maïeur villersois, notamment pour que soit rapidement réglée la mise en conformité du bâtiment qui remplira une fonction pour laquelle il n’était pas prévu au départ.

Il a également fallu s’arranger avec le SPW, gestionnaire de la voirie, pour régler la problématique de la mobilité et de la sécurité des élèves aux abords du site.

"On soutient le projet activement, les responsables le savent et je leur ai dit que s’ils voulaient rester à Villers, du côté de la commune, nous sommes clairement preneurs, confirme Emmanuel Burton. On doit également voir les Tec dans les prochains jours pour voir si les Villersois ne pourraient pas bénéficier du bus prévu pour faire du ramassage scolaire, en payant un ticket normal. Le bus est là, donc qu’il y ait 10 ou 25 personnes dedans…"


Une double implantation envisagée

Si le bourgmestre villersois se montre ouvertement favorable à une implantation définitive de Nespa sur le territoire de Villers-la-Ville, les responsables de l’association indiquent que le dossier est compliqué.

C’est que leur demande à la Fédération Wallonie-Bruxelles portait bien sur l’ouverture d’une école secondaire à Genappe, et c’est pour ce projet qu’ils ont obtenu un feu vert.

Vu la découverte d’amiante à quelques semaines de la rentrée, ils ont pu obtenir une dérogation pour un an. Pourrait-elle être reconduite le temps des travaux à Genappe ? C’est à voir… "Les profs, les élèves et les parents qui ont visité la ferme de l’abbaye disent tous que c’est très chouette. Mais rester là, ce n’est pas si simple que ça, confirme Frédéric Chomé. Notre ambition était d’ouvrir une école à Genappe, c’est toujours ce que nous voulons. Il y a aussi certains éléments à prendre en compte. Notre adresse officielle est à Genappe et dans le cadre du décret Inscriptions, le calcul de la distance entre l’école et le domicile des élèves se base sur le site de Genappe…"

La ferme de l’abbaye, par ailleurs, ne permettrait pas d’accueillir les classes de six années. Mais Nespa ne ferme pas la porte, à terme, à une double implantation : pourquoi pas les trois premières années à Villers, puis les trois suivantes à Genappe ?