La cité piétonne a sa clinique

Y.N. Publié le - Mis à jour le

Brabant Louvain-la-Neuve

Depuis plusieurs années, la question de la création d’un nouvel hôpital dans le centre du Brabant wallon se pose, avec l’augmentation constante de la population et l’engorgement de plus en plus important de la clinique Saint-Pierre d’Ottignies. Si la structure hospitalière a récemment inauguré de nouvelles ailes ainsi qu’une clinique du sein flambant neuve, le manque de places pour officier se fait toujours ressentir. La récente ouverture de la polyclinique de Louvain-la-Neuve devrait apporter une bouffée d’air frais aux médecins qui se sentent actuellement à l’étroit. Installée en plein centre de Louvain-la-Neuve, à proximité du musée Hergé, elle est issue d’un partenariat original entre les cliniques Saint-Pierre d’Ottignies et les cliniques universitaires Saint-Luc, à Woluwe-Saint-Lambert.

Demande de la ville

"L’ouverture de cette polyclinique (NdlR : une surface de 1 000 m² pour un investissement total de 4,5 millions d’euros) est l’aboutissement d’un projet né en 2006", confie Philippe Pierre, coordonnateur général de la clinique Saint-Pierre d’Ottignies. "L’intérêt était de répondre à une demande de la ville et de l’UCL d’avoir une antenne hospitalière à Louvain-la-Neuve." Concrètement, cette polyclinique permettra d’étoffer l’offre médicale sur le site universitaire. Auparavant contraints de se rendre à Ottignies, les patients néolouvanistes pourront désormais être suivis à Louvain-la-Neuve. Mais uniquement pour des consultations spécialisées dans des domaines tels que la dermatologie, la gynécologie, la neurologie, la pédiatrie, la génétique ou encore la médecine interne. Un plus pour les habitants du centre de la province suivis à Saint-Luc et qui devaient donc se rendre à Woluwe-Saint-Lambert. "C’est le cas de 20 % de nos patients", confie Renaud Masy, administrateur-délégué des cliniques universitaires Saint-Luc. "Ceux-ci étaient confrontés à des problèmes de mobilité pour se rendre à Bruxelles. Aujourd’hui, on se rapproche de nos patients tout en leur offrant une qualité de service équivalente." La création d’un service d’urgence ne serait, pour l’instant, pas réalisable même si les urgences d’Ottignies sont engorgées avec près de 40 000 admissions par an. "Cela a été envisagé mas il serait trop compliqué à mettre en place", confie Philippe Pierre. "La fréquentation est aléatoire et il serait difficile de laisser du personnel en stand-by sans qu’il y ait d’admissions. Et ce n’est pas non plus la vocation de cette antenne médicale, qui est avant tout un lieu de consultation."

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