Brabant Une centaine d’opposants se sont rassemblés ce samedi pour dire "non" à la vente.

Doit-on privatiser une parcelle de la forêt de Soignes, près de La Hulpe ? La question hante de nombreuses associations de protection de la nature et divise les politiques depuis plusieurs semaines.

La décision de René Collin, le ministre wallon de la Nature, n’a toujours pas été digérée. Vendre une partie de la forêt de Soignes est inimaginable pour les défenseurs de l’environnement. Les associations locales craignent également que cette privatisation entraîne d’autres ventes de parcelles forestières.

Ce samedi après-midi, les fervents opposants à la vente ou à la démolition ont tenu un rassemblement non loin des maisons forestières, dont celle du "Ticton", vouée à disparaître. Dans une ambiance bon enfant, les membres des deux associations, des riverains et des curieux, ont réalisé des boucles de promenades de trois kilomètres dans le périmètre en question. Un départ était donné toutes les heures, de 15 à 18 heures.

Une manière symbolique pour les deux associations de sensibiliser les riveraines et les politiques communales et régionales. La Hulpe Environnement ASBL et Les Amis de la Forêt de Soignes, à l’initiative de la mobilisation pour dire "non" à cette vente, estiment qu’il y a d’autres alternatives à cette vente comme le don ou le bail emphytéotique à une association, par exemple.

Une centaine de participants ont répondu à l’appel. La section locale d’Ecolo à La Hulpe s’est jointe au rassemblement. Sarah Wagschal, la présidente de La Hulpe Environnement, précise également que "la forêt domaniale a été classée Patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne ! Si on vend cette maison et le morceau de la forêt qui va avec, on risque de créer un précédent et de faciliter la vente et la privatisation d’autres parcelles forestières ici, à La Hulpe, mais aussi en Wallonie."

Malgré une pétition en ligne qui a déjà récolté plus de 2 000 signatures, le ministre de la Nature, René Collin, ne désire pas changer d’avis. Il estime que, vu les conditions actuelles, la seule alternative est la vente.