La ville de Jodoigne attend son contournement

So. De. Publié le - Mis à jour le

Brabant

Louis Michel ne se présentera pas aux élections communales à Jodoigne. Une décision qu’il estimait "la plus élégante". Son retour aurait évidemment rebattu toutes les cartes, et mis en péril la position du bourgmestre actuel, Jean-Paul Wahl, à la tête de la ville depuis 1999, d’abord faisant fonction puis élu.

Ce pas de côté, Louis Michel, fondateur de la liste Union communale, l’aurait fait "contraint et forcé. Sinon, cela serait revenu à désavouer le bourgmestre, le président de la fédération et son protégé", estime un membre du conseil communal. Pour bien des observateurs, les Jodoignois - du moins les plus anciens ? - attendaient ce retour de Louis Michel. Et celui-ci, aussi. Comment les électeurs vont-ils réagir à ce retrait ? Peut-être en retirant leurs suffrages au maïeur actuel, estiment des adversaires. A l’UC, on insiste surtout sur le fait que Louis Michel soutiendra la campagne activement. Même si dans le passé, sa présence ou non sur la liste a pu influencer à la marge les résultats. Mais au fil des années, l’UC n’a fait que se conforter, ajoute-t-on. L’objectif sera de conforter cette majorité absolue. Autre enjeu : qui de Jean-Paul Wahl, candidat bourgmestre, ou de Jean-Luc Meurice, remportera le plus de voix ? L’un est maïeur, mais aussi député wallon et communautaire, et président de la fédération MR du BW. Il passe donc davantage de temps dans son bureau de gestionnaire que le populaire échevin des Travaux, décrit même par ses adversaires comme disponible et très présent sur le terrain. En 2006, cela s’était joué à 42 voix .

A l’UC, on l’assure : personne "ne fera campagne contre un candidat". Il y a un seul candidat maïeur sur la liste - et que tous soutiennent - c’est Jean-Paul Wahl. Mais en cas de "défaite", celui-ci ne deviendrait en tous cas pas l’échevin de Jean-Luc Meurice. Mathieu Michel poussera la liste, une façon, on l’a déjà dit, de le préparer au mayorat en 2018. Pour 2012, le fils de Louis privilégiera un mandat à la province (sans doute chef du collège provincial) où il est tête de liste. Mais si son score à Jodoigne met tout le monde d’accord ? Ce n’est plus si clair Cela dit, en 2006, déjà en l’absence de Louis Michel, il avait enregistré 800 voix de moins que le premier (1 033 contre 1842)...

Chez les adversaires, on espère que l’UC perde sa majorité absolue. "Il leur suffit de perdre 6 %. Et il y a une régression en pourcent au fil des années " Toute relative : entre 1994 et 2000, l’UC a gagné quelque 5 %, et en a perdu 1 % entre 2000 et 2006. Mais avec le gain d’un siège (15). Pour mettre toutes les chances de leur côté, PS (4 sièges) et CDH (2) se sont alliés sur la liste J’M (Jodoigne en mouvement) avec à sa tête le socialiste Christophe Marchal. Après discussions, Ecolo (2 sièges) a décidé de se présenter seul. Mais il a perdu son chef de file Olivier Lambert, parti sur la liste UC. D’autres membres ont rejoint J’M. "De toute façon, chez Ecolo, on vote plutôt case de tête ", se console-t-on chez les verts. La conseillère restante, Mélanie Bertrand, sera la tête de liste.

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