Brabant

On ne veut pas de ça chez nous !" , nous répond-on avec horreur à Beauvechain, tandis qu'à Hélécine, on nous rétorque qu'on "est encore à la campagne ici !"

Et c'est vrai que c'est encore dans les communes qui ne rencontrent pas de réels problèmes de parking, que les habitants connaissent toujours le bonheur de se garer sans chercher à savoir si un parcomètre doit être alimenté ou si l'on se trouve dans une zone bleue.

A Genappe, qui entre dans les prochaines semaines dans le clan très fermé des huit communes du Brabant wallon où l'on prévoit une taxe ou une redevance en cas de non-respect de la zone bleue (et/ou des parcomètres quand ils existent dans d'autres cités), on nous rappelle tout de même qu'un "parking de deux heures est offert dans la zone bleue. Ce n'est que lorsqu'on dépasse ce temps ou qu'on oublie sa zone bleue que l'on devra payer." Genappe deviendra la deuxième cité parmi les plus onéreuses en la matière, juste derrière Braine-l'Alleud où tout le secteur est contrôlé par City-Parking.

Avec un parcomètre non alimenté, on peut tout de même grimper jusqu'à trente euros par jour !

A l'inverse, la commune de La Hulpe est la moins gourmande, sauf en cas de deuxième rappel puisqu'on y passe de 10 € à 50 €, plus les frais d'huissier.

Rappelons que le dispositif prévu dans le Botroul ne concerne encore que la cité universitaire de Louvain-la-Neuve ou qu'à Tubize ne sont visées que les non-alimentations des parcomètres.

Et si on ne paye pas et qu'on va jusque chez le juge de paix ? Pour le receveur communal de Waterloo, "cela n'en vaut vraiment pas la peine puisqu'on peut vite en arriver à 350 euros avec les frais d'huissier et de justice. Ici à Waterloo, sur 7 000 constats d'infraction de ce type l'an passé, 200 personnes ont voulu aller jusqu'au bout, mais le juge de paix nous a donné raison dans 100 pc des cas. En ce qui me concerne, le conseil communal m'a donné le pouvoir de retirer certaines invitations à payer. Je n'aime pas trop car je suis alors à la fois juge et partie, mais cela m'est arrivé par trois fois de supprimer une invitation à payer. Chaque fois pour des cas extrêmes, comme des hospitalisations d'urgence."