Brabant Le Forem fait le point sur la situation socio-économique.

Représentant 10,9 % de la population wallonne, le Brabant wallon est-il encore la "Walifornie" vantée par certains ?

Le Forem, comme il a pris l’habitude de le faire tous les deux ans, vient de dresser un "état des lieux socio-économique" de la Jeune Province en compilant les derniers chiffres disponibles.

Et ils ne sont pas mauvais, bien qu’ils mettent en évidence que la crise n’a pas épargné les Brabançons wallons.

Actuellement, la province compte 19 588 demandeurs d’emploi inoccupés, ce qui représente 11,3 % de la population active. C’est mieux que la moyenne wallonne, où ce chiffre s’élève à 16,4 %. Il existe cependant de fortes disparités entre communes : le taux minimum se retrouve à Walhain, avec 7,6 %, et le maximum à Tubize avec 15,3 %… ce qui reste toutefois en dessous de la moyenne wallonne.

Un demandeur d’emploi sur cinq est âgé de moins de 25 ans en Brabant wallon, et un sur quatre a 50 ans ou plus. Pratiquement un sur deux est inoccupé depuis moins d’un an, et un peu moins d’un tiers depuis deux ans ou plus.

En ce qui concerne l’évolution de ces chiffres, le "taux de demande d’emploi" est passé de 10,2 % à 11,3 % entre 2008 et 2013 en Brabant wallon. Ce qui, en pourcentage, représente une hausse de 14 % alors qu’en moyenne, en Wallonie, la hausse durant la même période n’est que de 4 %. La crise a frappé mais les chiffres du Brabant wallon n’en restent pas moins meilleurs que dans les autres provinces.

L’autre raison de se réjouir, c’est le taux d’insertion des jeunes demandeurs d’emploi après six mois d’inscription au Forem. Pour les bacheliers, 70 % trouvent un job dans cette période, et 65 % des apprentis sont dans ce cas. On tombe à un taux de 56 % pour les titulaires d’un diplôme du secondaire du 3e ou du 2e degré. Ceux qui n’ont réussi que leurs primaires ne sont que 43 % à trouver un emploi en six mois.

En vérifiant l’âge des salariés actuellement occupés, le Forem prévoit de beaux jours pour les futurs enseignants et ceux qui se destinent aux métiers de la santé, où les départs à la retraite entraîneront un important besoin de remplacement.