Brabant Mobilité, vieillissement de la population, accès au logement… Il y a du travail !

Le contrat de développement territorial, réalisé à la demande du collège provincial, n’apporte pas de solution, mais il identifie des enjeux fondamentaux pour l’avenir du Brabant wallon dans quatre grands domaines (dynamique territoriale, mobilité, équipements et services, ressource du territoire), sur base de données existantes et de discussions avec les acteurs de terrain, au premier rang duquel figurent les communes. Impossible d’être exhaustif, mais voici quelques exemples.

Démographie

Le Brabant wallon comptait 399 123 habitants en 2017 et leur âge moyen (41,3 ans) vient de passer au-dessus de la moyenne wallonne qui s’établit à 41,1 ans. Par ailleurs, la croissance de la population est supérieure à celle de la Wallonie depuis 15 ans, mais la tendance est au ralentissement. Les données montrent que l’évolution correspond au rythme de la péri-urbanisation de Bruxelles : elle a commencé par le nord du Brabant wallon (La Hulpe, Waterloo, Rixensart…) pour s’étendre à tout le centre, et ce sont à présent les communes situées à l’est et à l’ouest qui sont en plus forte croissance. Ces communes sont attractives pour tous les groupes d’âge alors que les 20-29 ans ne s’installent plus guère dans les zones nord et centre. Et c’est à mettre en rapport avec une autre donnée : celle du prix des logements, toujours plus inaccessibles.

Vieillissement

Des projections à l’horizon 2035 montrent que la population continuera à augmenter globalement (6,3 % annuellement), mais aussi à vieillir, avec logiquement un vieillissement plus marqué au nord et au centre.

Petite enfance

Intéressant : les infrastructures d’accueil de la petite enfance, qui font aussi l’objet d’un recensement dans le rapport, manquent le plus en périphérie est et ouest, là où la population va croître le plus et où la population sera la plus jeune ! Par ailleurs, en matière d’hôpitaux, l’est est actuellement un désert…

Mobilité

L’exploitation des données des GPS démontre la congestion croissante du réseau routier entre 2009 et 2015. Les autoroutes et les nationales sont principalement concernées, et on voit que ces axes importants sont très majoritairement orientés nord-sud, c’est-à-dire vers Bruxelles alors que les liaisons est-ouest sont déficientes. Les données montrent également la dominance incontestée de la voiture alors que l’utilisation transports en commun stagne. Pour le futur, c’est surtout l’utilisation du bus qui devrait trinquer : il sera englué dans des bouchons toujours plus importants si des solutions ne sont pas apportées. Deux études prospectives sur le développement des transports en commun et de liaisons routières supracommunales sont en cours.