Brabant A moins de sept mois du prochain scrutin, les Humanistes dressent leur bilan de l’opposition.

"Sans nous, le débat provincial est d’une tristesse et rempli de morosité", tacle Philippe Matthis, conseiller provincial, lors de la présentation du bilan de l’action du collège provincial. "Le CDH a parfois des défauts, j’en conviens. Mais on ne pourra pas nous reprocher, en fin de cette législature, de ne pas avoir alimenté le débat provincial. Prenez les Ecolos. Qu’ont-ils fait ? Rien ! Presque aucune résolution. Les verts sont inexistants. Et en face, on a un PS aux abonnés absents. On n’entend même plus les socialistes défendre leurs dossiers. Ceux qui font vivre le débat politique, c’est le MR et nous autres, le CDH."

Sur la forme, les Humanistes aiment débattre avec leurs rivaux libéraux. Mais sur le fond, le CDH préfère attaquer le MR à fleurets mouchetés. "La législature a été émaillée par plusieurs conflits sociaux, estime Olivier Vanham. Les ouvriers et employés ont fait état de harcèlement au travail. L’administration est politisée. Parmi les cadres, on retrouve beaucoup d’amis et de membres de la famille Michel. Nous réclamons plus de transparence !"

Et au président du collège, Mathieu Michel (MR) de répondre : "C’est faux ! Car à mon arrivée en 2006, j’ai mis en place un service RH avec des procédures pour objectiver la sélection."

Le mister cash de la ville de Wavre

Benoît Thoreau est revenu sur le manque de solidarité de la majorité provinciale MR-PS. "Dans les dépenses de coopération et humanitaire, la Province dépense 0,066 % de son budget ! Même leurs confrères au fédéral font mieux. Par ailleurs, comment expliquer que le Brabant wallon ne dispose toujours pas sur son territoire d’un abri de nuit pour les sans-abri ?"

Côté finances, le CDH pointe des avantages dans les subsides pour la commune de Wavre. "Certes, la Province dépense beaucoup d’argent pour ses communes avec 67 millions d’euros pour cette législature, enchaîne Philippe Matthis. Wavre, sans rien faire, a obtenu 7,2 millions d’euros sous deux législatures. Le BW est devenu le mister cash de la Ville de Wavre. Il demeure un très large sentiment de favoritisme à l’égard de la ville la plus libérale du Brabant wallon."

Pour Mathieu Michel, "Wavre est la capitale de la Province, il est normal qu’on lui octroie ces subsides. De même pour Ottignies-LLN, dont nous avons décidé de faire une capitale culturelle".