Brabant Le conseil communal de Villers-la-Ville a approuvé un retour en zone agricole pour 11,5 ha de terrain.

La majorité n’a pas encore concrétisé le dossier mais elle y travaille depuis plusieurs années et, mercredi soir, une décision du conseil communal marque une nouvelle étape du projet : la future zone d’activité économique qui doit être créée à proximité du magasin Colruyt, à Marbais, aura une superficie d’environ 11,5 ha et ces actuelles terres agricoles doivent être compensées pour pouvoir changer de statut au plan de secteur.

Encore fallait-il trouver des parcelles disponibles sur le territoire communal pour créer 11,5 ha de nouveaux terrains agricoles.

Une possibilité était d’utiliser les zones blanches, mais le risque est de s’en priver à l’avenir alors qu’elles pourraient s’avérer précieuses. Et le bourgmestre Emmanuel Burton de citer, devant les conseillers, un terrain à l’arrière de l’école de Marbais qui pourrait servir s’il faut un jour construire une extension.

Voté à l’unanimité

L’autre possibilité, ce sont les anciennes zones d’extraction, qui ne sont plus utilisées en tant que telles. La commune a ainsi approché la Province, propriétaire de la sablière de Gentissart et de sa réserve naturelle, mais elle a essuyé un refus. Ou plutôt un accord conditionné au paiement d’une somme d’argent relativement importante en dédommagement. C’est qu’une fois les parcelles devenues officiellement zones agricoles, on ne peut plus rien y faire d’autre que de l’agriculture…

La commune s’est donc tournée vers deux particuliers - dont le conseiller communal de la majorité Jean Dellier, qui n’a donc pas pu prendre part au débat et au vote - qui possèdent les sablières de Tilly, d’une part, et, d’autre part, celle située entre Rigenée et Marbais. "Ils ont accepté gratuitement, et les 11,5 ha seront donc compensés mètre pour mètre, sans que cela coûte à la commune, a indiqué le maïeur villersois. C’est cohérent parce que les permis d’exploiter datant des années 80 prévoyaient de toute façon que ces zones d’extraction retournent à l’agriculture à la fin de leur exploitation."

Le point a été voté à l’unanimité par les conseillers communaux présents.