Brabant

Il y a quelques mois, un ambitieux projet d’urbanisme était au cœur de toutes les conversations de Wavre. Il était question d’ériger une tour-hôtel de 120 mètres de haut sur le site de l’ancienne vinaigrerie L’Étoile, située à l’angle de la rue de l’Usine et de la rue de l’Ermitage. Cette tour serait alors devenue la plus haute construction du Brabant wallon.

Une demande de permis avait été déposée, puis accordée par le collège communal de Wavre avant que le ministre wallon Carlo Di Antonio, sollicité par cinq recours, ne casse finalement le permis en mai 2017, renvoyant les auteurs du projet à leur copie.

204 chambres

Aujourd’hui, ces derniers reviennent à la charge. Ils devaient d’ailleurs introduire, hier, une nouvelle demande de permis. "À la suite de la décision de la Région, Michel Dothey (NdlR : le maître d’ouvrage) avait demandé à Aldo Sanguinetti (NdlR : du bureau d’architectes Artepolis) de plancher sur une nouvelle version du projet qui répondrait à l’ensemble des griefs exprimés par la Région pour casser le permis, confie Philippe Verdussen, architecte-directeur du bureau Archi 2000. Malheureusement, Aldo Sanguinetti est décédé au premier trimestre de cette année."

Laurence Sanguinetti, la fille d’Aldo, travaillant au sein d’Archi 2000, il a alors été demandé à Philippe Verdussen de reprendre le flambeau. "Nous avons voulu rester dans l’esprit du projet dessiné par Aldo Sanguinetti, poursuit Philippe Verdussen. Nous ne sommes pas repartis de zéro. C’était une manière pour nous de lui rendre hommage."

Si les premières esquisses 3D sont en cours de finalisation et ne seront pas dévoilées avant la semaine prochaine, Philippe Verdussen précise que la tour sera plus trapue, moins haute et plus large.

La nouvelle tour ne fera plus que 94 mètres de haut et proposera 204 chambres d’hôtel, 15 apparts-hôtels, des bureaux, des salles de réunion… "Et un espace événementiel avec une vue magnifique sur Wavre et la vallée de la Dyle."

La demande de permis étant désormais déposée, l’enquête publique pourrait démarrer dans quelques semaines et, dans le meilleur des cas, le permis pourrait être accordé pour le second semestre 2019. Sauf recours, le début du chantier pourrait se faire en 2020. "Nous espérons ne plus avoir de refus ou de recours, conclut Philippe Verdussen. La hauteur, la mobilité, les parkings extérieurs, l’accessibilité des PMR : le nouveau projet a été complètement revu pour répondre aux inquiétudes formulées dans les différents recours."