Brabant L’absence de Charles Michel peut nuire au MR. Les socialistes veulent en profiter.

Il y a quelques semaines, le Premier ministre Charles Michel a confirmé qu’il ne serait pas candidat à sa propre succession au poste de bourgmestre de Wavre. L’homme fort du MR wavrien, qui avait obtenu 4 983 voix de préférence en 2012, préfère se concentrer sur sa mission au fédéral.

Si le MR a confié sa tête de liste à la bourgmestre faisant fonction Françoise Pigeolet, il risque de perdre quelques plumes en octobre. Au point de perdre sa majorité absolue ? L’opposition l’espère. "Ce serait néanmoins une très grosse surprise", précise la socialiste Kyriaki Michelis.

Mieux que les quatre sièges

La jeune femme, collaboratrice d’André Flahaut à la Fédération Wallonie-Bruxelles, a hérité de la tête de liste PS à Wavre à la suite de la nomination de Stéphane Crusnière à la tête de la régie communale autonome de Wavre. Elle vient de présenter une partie de la liste qu’elle emmènera aux élections. "La liste a été complètement chamboulée suite au départ de Stéphane Crusnière , confie-t-elle. On a eu à cœur de créer une liste avec des mandataires confirmés, des novices en politique, des jeunes ou encore des candidats issus du monde associatif."

Une liste sur laquelle on pourra notamment retrouver le conseiller communal sortant Cédric Mortier, Asma Boudouh, Xavier Rouet, Michel Mambourg, Patricia Davies ou encore Pierre Galet. "Le programme complet doit encore être discuté mais, à Wavre, les thématiques de la sécurité, de la mobilité, du commerce, de la protection de la nature ou encore du logement seront inévitablement au cœur des débats", précise Kyriaki Michelis.

Laquelle rêve de faire mieux que les quatre sièges obtenus en 2012. "Avec l’absence de Charles Michel, le MR risque de perdre des plumes. On doit saisir l’opportunité en augmentant notre nombre de sièges au conseil communal. Le PS doit faire comme le roseau face au chêne."

Et pourquoi pas enfin accéder au pouvoir ? "Il n’y a pas d’accord préélectoral établi. Nous n’avons d’ailleurs pas les cartes en main pour le faire. Nous verrons au soir des élections ce que nous pourrons faire. Nous n’aborderons pas ces élections sur la base de calculs politiques. Mais une chose est sûre : une majorité absolue, ce n’est jamais positif car ça manque de pluralisme. Pour le bien de Wavre, il serait bien que d’autres partis accèdent au pouvoir. Et si ce n’est pas le cas, une opposition plus forte serait bénéfique."