Brabant Bruxelles La Ville demandait une participation à l’industrie du tabac en octobre dernier.

L’industrie du tabac a réagi le 26 octobre dernier, après la demande de la ministre bruxelloise en charge de la Propreté, Fadila Laanan (PS), aux cigarettiers de participer à la lutte contre la pollution des mégots dans la rue.

La missive envoyée au cabinet a été cosignée par Cimabel (fédération belgo-luxembourgeoise des fabricants de cigarettes), Fetabel (fédération des producteurs et importateurs de tabac à rouler en Belgique et au Luxembourg) et la filiale belge de la multinationale Philip Morris. La lettre confirme la possible collaboration du secteur du tabac avec la Région bruxelloise sur ce dossier. Les trois entités signataires expliquent vouloir engager un dialogue et une collaboration constructive sur la problématique de la propreté publique, et plus particulièrement en ce qui concerne le jet de mégots dans la rue.

Une rencontre va être bientôt organisée

Du côté du cabinet de la ministre, la réponse est a été accueillie positivement et est une première étape : "Nous avons reçu une réponse du secteur du tabac, qui confirme vouloir collaborer avec la Région bruxelloise concernant la lutte contre le jet de mégots dans la rue. Nous nous réjouissons évidemment de cette réponse et nous allons désormais prendre contact avec eux afin de les rencontrer au plus vite pour évoquer les aspects pratiques de cette contribution."

La Flandre est déjà en collaboration

L’industrie du tabac explique qu’elle collabore déjà avec la région flamande dans ce cadre. Elle souhaite d’ailleurs se servir de cet accord comme base de travail avec la région bruxelloise. Le secteur avait à payer 1 000 dalles à cigarettes incrustées dans les trottoirs permettant aux fumeurs de jeter plus facilement leurs mégots.

Le cabinet ne souhaite pour le moment pas évoquer de modalités pratiques et souhaite rencontrer rapidement le secteur du tabac. "Nous avons effectivement étudié ce qui se fait dans les autres régions. Nous ne souhaitons toutefois pas négocier par presse interposée. Nous discuterons des modalités pratiques de cette collaboration lors de notre rencontre avec le secteur, que nous souhaitons organiser le plus rapidement possible", explique Christophe Vancutsem, porte-parole du cabinet Laanan.