Brabant Récolté sur le toit de l’hôtel, le miel se retrouve ensuite dans l’assiette du client.

Cultiver du miel sur les toits, voilà une pratique de plus en plus répandue en Région bruxelloise. C’est notamment le cas sur le toit de l’hôtel Sofitel de la place Jourdan à Etterbeek. "Je connais un des managers de l’hôtel qui m’a suggéré en 2012 d’installer mes ruches au sommet de l’établissement", explique Xavier Rennotte, apiculteur de renom, originaire de Namur mais qui habite désormais à proximité de l’hôtel.

C’est à cet endroit insolite que six ruches ont donc été installées, offrant aux abeilles une vue exceptionnelle sur le parc Léopold et sur le Parlement européen. Le miel produit est ensuite directement proposé aux clients de l’hôtel qui peuvent le déguster. "La production varie en fonction des saisons, mais nous produisons environ 100 kg de miel par année", explique Xavier Rennotte.

Une flore très variée

On le sait peu, mais les abeilles se plaisent en ville. Elles y trouvent une végétation très variée avec des floraisons réparties tout au long de la belle saison. L’emploi des pesticides y est réduit et la température un peu plus élevée que celle de la campagne. Le miel dégusté au Sofitel Brussels Europe est issu du nectar que les abeilles récoltent au cœur des fleurs des espaces verts alentours. "Plus de 50 % de la Région sont couverts d’espaces verts dans lesquels on a répertorié 700 espèces végétales différentes. Nos abeilles y trouvent donc une flore riche", ajoute Xavier Rennotte. Ces abeilles butinent dans un rayon de 3 km. Un territoire qui englobe plusieurs parcs dont le parc Léopold, le parc du Cinquantenaire ou le jardin Jean-Félix Hap proche de l’hôtel. "On estime que les abeilles peuvent même voler jusqu’au parc de Bruxelles et ses 13 ha de verdure. C’est dans ce bel environnement que notre miel bruxellois puise saveurs et parfums", explique de son côté Quentin Guiraud, responsable marketing de l’hotel. "Sachant que chaque ruche produit environ une trentaine de kilos, on avoisine la quinzaine de tonnes produite l’an dernier", conclut Xavier Renotte.