Brabant

Polémique. Si la Ville vise les propriétaires récidivistes et précise que des solutions seront mises en place pour tenter de reloger les étudiants menacés d’expulsion, le bourgmestre met en avant la poursuite du volet préventif (en plus du volet répressif) au travers des discussions qui sont menées entre étudiants, habitants, UCL, Ville, Police. Mais les étudiants, par la voix du Syello et de l’AGL, ont tenu à dénoncer "la menace d’expulsion lancée par la Ville d’Ottignies-LLN" à l’encontre de nombreux locataires de colocations, dont la plupart sont étudiants. "Une telle attitude est irresponsable car elle ne règle en rien le problème de fond, celui du manque cruel de logements", réagissent de concert le Syello (syndicat des étudiants locataires ) et l’Assemblée Générale des Etudiants, qui avancent une pénurie de 1 300 logements pour les étudiants à qui s’ajoutent de jeunes travailleurs qui ont opté pour la colocation, faute de revenus suffisants pour assurer un loyer normal. "Nous convenons que les colocations peuvent parfois provoquer certaines nuisances et que des propriétaires peu scrupuleux en profitent pour louer à des prix largement supérieurs à la valeur du bien dans le cadre d’un marché locatif déjà complètement surchargé. Nous condamnons cela, mais nous refusons de croire qu’interdire la colocation soit la solution pour régler le problème." Et l’AGL d’ajouter qu’elle croit en un dialogue, tout en regrettant que "les étudiants passent toujours après l’électorat."