Brabant Annie Vanderlinck, de Vieux-Genappe, participait au concours pour berger lors des Scottish Days.

La deuxième édition des Scottish Days a attiré beaucoup de monde ce week-end à la ferme d’Hougoumont. L’ambiance écossaise a permis aux spectateurs de se familiariser avec quelques coutumes toujours bien vivantes comme les clans écossais, les impressionnants Highland games et les ensembles musicaux dédiés à la cornemuse.

Mais on pouvait également assister à une compétition pour chiens de berger et "Alec", le border collie d’Annie Vanderlinck (Vieux-Genappe) était de la partie.

Quel est le principe de la compétition ?

Les moutons sont placés très loin, au minimum à 400 mètres, et le chien doit aller les chercher, les ramener devant son maître tout en les faisant passer dans des portes, pour que les juges puissent évaluer la précision du travail du chien.

Comment dresse-t-on un bon chien de berger ?

Il y a d’abord une part d’instinct. Ce sont des chiens de chasse à la base, qui ont l’instinct de ramener le gibier vers le chef de meute, c’est-à-dire leur maître. A partir de là, on travaille pour affiner, pour qu’ils tiennent compte des ordres en se dirigeant soit à gauche, soit à droite, soit en poussant les moutons tout droit. Les ordres sont transmis à la voix, et surtout au sifflet. Chaque maître décide du signal sur base duquel le chien doit écouter.

Pourquoi en faire une compétition ?

On a tendance à oublier que le travail des chiens de berger, c’est une source de revenu. Il faut huit hommes pour rabattre un troupeau de manière aussi efficace que le fait un seul chien. Et encore, les hommes vont beaucoup moins vite ! Je voudrais dire aussi qu’il n’y a pas de mauvais chiens : ils ont chacun des qualités qui correspondent aux besoins du berger. Certains sont plus rapides, d’autres plus précis, d’autres sont très habiles pour séparer le troupeau. La compétition, c’est le salon de l’auto du chien : on voit quelles sont leurs qualités, pour les choisir en fonction des besoins.

Vous élevez donc des moutons !

Moi, j’ai tout fait à l’envers. J’adorais les border collie et quand mon chien de quatre mois m’a ramené d’instinct 30 moutons, je me suis dit qu’on allait travailler ensemble. Alors j’ai acheté dix moutons. Et tous les jours, on travaille un peu, pour avoir des mouvements aussi propres que possible. Je vais bientôt participer avec Alec à une compétition au pays de Galles.


6.500 personnes en deux jours

Hier soir, à l’heure d’un premier bilan, l’organisateur Cédric Monnoye avait plutôt le sourire. Même la drache écossaise - c’était bien le moins ! - de samedi après-midi n’a pas découragé le public et finalement, ce sont 6 500 personnes qui se sont rendues à la ferme d’Hougoumont. Et la satisfaction était bien là, tant dans le public qu’auprès des participants et exposants, alors que les avis étaient plus mitigés lors de la première édition. "Le site n’a pas désempli, de 10 h à 18 h : c’était pratiquement un flux continu", confirme l’organisateur. "De manière générale, il est plus difficile de confirmer en réussissant une deuxième édition que de lancer un événement. On peut donc se dire qu’avec ce succès, on a ancré l’événement dans un rythme annuel. C’est d’ailleurs une demande des exposants. Evidemment, pour nous, c’est très bien. Mais il faut pouvoir continuer à étonner les gens, en évitant les copier-coller des éditions précédentes." Reste qu’il y a des incontournables, et les mariages clandestins devant un prêtre forgeron dans la chapelle de la ferme d’Hougoumont en font certainement partie. Ce sont pas moins de 84 mariages qui ont été célébrés en deux jours de festivités. Il était carrément impossible d’en caler un de plus dans le planning !