Brabant Le petit garçon diabétique de trois ans habitant Orp n’a finalement pas été recasé.

Alors qu’une lueur d’espoir avait donné du baume au cœur aux parents du petit Louis, trois ans, diabétique privé d’école depuis plus d’un mois, on apprend que, finalement, il n’en sera rien…

Sans vouloir polémiquer, loin de là, ses parents se remettent à la recherche d’une école, afin d’assurer à leur enfant une scolarité bien légitime !

La maman, Anne-Catherine Boussa, nous explique : "L’école qui s’était proposée (NdlR : l’école Saint-Joseph d’Orp-le-Grand) a reculé. À l’heure d’aujourd’hui mon fils pourrait être inscrit dans l’école moyennant plusieurs conditions dont une avec laquelle le papa et moi ne sommes pas d’accord : le pouvoir organisateur demande d’une part, que l’on signe un papier comme quoi à tout moment de l’année, si la professeur se sent surchargée, elle est en droit de ne plus accepter mon fils en classe. Je trouve cela discriminatoire et ne veux pas signer un tel document. Je ne veux pas faire de polémique ni crier au scandale. Ce n’est pas la première école qui le refuse. Le directeur de l’école fait vraiment de son mieux ! D’autres pistes sont donc à explorer."

Pour rappel, l’enfant été scolarisé au sein de l’école communale de Marilles (entité d’Orp-Jauche) depuis le début de l’année, mais, suite à un souci technique avec le cathéter, les enseignantes ont visiblement eu du mal à réagir correctement, n’appliquant pas les bons gestes malgré les recommandations de la maman, laquelle donnait la marche à suivre téléphoniquement. "Pire, les gestes posés ont empiré la situation malgré mes instructions précises, comme de nouvelles piqûres au doigt pour relever la glycémie. Ce n’est qu’après 50 minutes que l’injection d’insuline a été réalisée."

Au bout du compte , Louis a été prié de quitter l’école. L’administration communale d’Orp-Jauche, soutenue par le syndicat enseignant CGSP, serait d’accord de réintégrer l’enfant mais les conditions imposées sont tout bonnement irréalistes.

Anne-Catherine Boussa est par ailleurs en contact avec la ministre Schyns pour trouver des solutions, non seulement pour son cas, mais également pour tous les enfants qui ne demandent qu’une chose, suivre un enseignement normal.

En attendant, les parents de Louis ont repris leur bâton de pèlerin et espèrent trouver cette école où leur enfant, comme tous les autres de son âge, pourra suivre les cours.