Brabant

Après une semaine de grève, une partie des travailleurs du château de Limelette s’est retrouvée lundi matin au tribunal de commerce, à Nivelles, où l’ONSS avait introduit une citation en faillite contre l’hôtel "quatre étoiles". C’est que l’organisme attend plus de 300 000 euros qui n’ont pas été payés en 2017, et d’autres échéances se profilent…

Pas de mazout dans les cuves

L’examen du dossier n’a en réalité pas pris plus de cinq minutes : les avocats du château de Limelette ont indiqué qu’ils voulaient introduire une requête pour que soit lancée une procédure en réorganisation judiciaire (PRJ) de la société. En clair, la mettre sous la protection durant un certain délai, pour qu’elle continue à vivre et ait le temps de trouver des solutions. La présidente, vu la situation, a exigé que cette requête soit introduite dans la semaine, pour pouvoir être examinée lundi prochain, le 26 février.

A l’audience, les conseils ont indiqué que le restaurant pourrait redémarrer rapidement. Ce que les travailleurs présents dans la salle ont fortement nuancé : quelques travaux ont été faits (peinture du plafond et placement de grilles de sécurité qui manquaient) mais il n’est pas certain que cela sera suffisant, et l’inspection n’est pas encore passée pour donner (ou pas) son feu vert.

En attendant, il n’y a plus de clients, les thermes restent fermés (là, le chantier n’a pas commencé), et il n’y a plus de service de nettoyage puisque ce métier était externalisé et que la société qui s’en chargeait figure parmi les créanciers du château de Limelette. Et aux dernières nouvelles, hier, il n’y avait plus non plus de chauffage dans l’établissement, faute de mazout dans les cuves…

Après une petite réunion dans la salle des pas perdus du palais de justice, une quinzaine de travailleurs et les responsables syndicaux ont décidé que l’action de grève allait prendre fin. Même s’il n’y a plus de clients, le personnel sera à son poste ce mardi, malgré les nombreux problèmes. "Nous pensons que la demande de PRJ ne sert qu’à gagner du temps, mais on va jouer le jeu…" V.F.