Brabant Une centaine de seniors sont venus rencontrer les policiers de la zone.

Initiative originale que celle prise jeudi par le conseil consultatif des aînés de Nivelles. Fondé il y a dix ans, ce conseil qui remet des avis aux autorités peut également prendre des initiatives et on le retrouve par exemple à la base d’actions en matière de mobilité. Il a aussi joué un rôle moteur dans l’installation de bureaux de vote dans les maisons de repos de l’entité.

Cette semaine, il avait invité les policiers de la zone Nivelles-Genappe pour une conférence à l’hôtel de ville. Un succès puisqu’il a fallu ajouter des chaises : plus d’une centaine de seniors avaient répondu présents à ce rendez-vous pour écouter les conseils de la police locale, mais aussi promouvoir les échanges.

C’est que la police locale est demandeuse, constatant que les aînés sont des cibles privilégiées pour certains malfrats (lire ci-contre). Au programme donc, une foule de conseils donnés par les policiers en matière de sécurisation des habitations, de prudence en cas d’absence, d’enregistrement et de marquage des objets de valeur,…

Inciter les aînés à oser

Les policiers de quartier présents ont également présenté les divers uniformes de la police - les imposteurs privilégient souvent le tape-à-l’œil -, ou encore leur fameuse carte de légitimation qu’ils doivent présenter à la demande des citoyens. "Et si vous la demandez, comme le but est d’ôter tout doute sur l’identité de la personne que vous avez en face de vous, vous devez prendre le temps de bien l’examiner, ont souri les policiers. Comme nous le faisons, nous, lorsqu’on demande une carte d’identité ou un permis de conduire."

Une bonne partie du message adressé aux aînés consistait à les encourager à oser. Oser demander une carte de légitimation, oser refuser l’accès au domicile en cas de doute, oser appeler le 101 sans penser qu’on dérange pour peut-être pas grand-chose. "N’hésitez pas : vous faites partie de nos priorités, a appuyé le chef de zone, le commissaire divisionnaire Pascal Neyman. Nous sommes un service public, c’est gratuit et nous sommes à votre disposition !"