Brabant Le directeur médical de la clinique est "agacé" par la publication d’articles à ce sujet

Il ne faut pas siffler plus vite que la musique. La clinique Saint-Pierre déménagera-t-elle à Wavre, comme on le lit et entend (presque) partout ? Rien n’est fait, nous assure-t-on du côté de la direction, elle-même "agacée" par la tournure des événements.

Reprenons. Ce n’est pas un scoop : la clinique Saint-Pierre à Ottignies est à l’étroit dans ses murs. L’idée d’un déménagement traîne dans l’air depuis des années. On a parlé d’un emplacement à Wavre, à Chaumont-Gistoux ou sur un terrain de l’UCL. On a aussi parlé de dates d’inauguration : 2024, 2026 ou 2028 ? De gros sous également comme 300 millions d’euros. Bref, on a beaucoup parlé pour pas grand-chose.

Pour y voir plus clair , la direction de la clinique avait préparé un rendez-vous en novembre, après les élections communales, pour convier la presse et en dire davantage sur ce sujet. Sauf qu’entre-temps, des bruits ont circulé et été relayés par les médias. "Je suis un peu agacé par tous ces articles qui sont publiés actuellement sur le départ de la clinique Saint-Pierre, confie le docteur Philippe Pierre, directeur médical. Le déménagement n’est absolument pas fait puisque aucun pouvoir subsidiant ne nous a accordé le feu vert. Le terrain dont on parle beaucoup (NdlR : un terrain de 14 ha situé entre le Domaine du Blé et l’E411, à proximité du Decathlon, sur le territoire de Wavre) n’a pas été acheté ! Il y a trop de bruit pour une période qui n’est pas la meilleure puisque nous sommes en période électorale."

Le bourgmestre Jean-Luc Roland n’a pas été consulté par les dirigeants de la clinique Saint-Pierre sur cet éventuel déménagement ni sur une demande de terrain. L’échevin de l’Urbanisme, Cédric du Monceau, demande que ce dossier soit pris au sérieux "puisqu’il en va de l’avenir au-delà de nos frontières communales". Le docteur Pierre, lui, veut qu’on en finisse avec cet épisode. "Je ne veux pas faire de commentaires à ce sujet et ne peux que regretter que d’autres en fassent à ma place." De quoi calmer les esprits avant d’aller voter ?