Brabant La construction du bassin ne devrait pas débuter avant 2019 au plus tôt.

Le projet avait été, avec la construction du futur hall polyvalent, l’un des principaux arguments de campagne du bourgmestre sortant Charles Michel : la première pierre de la future piscine de Wavre, tant attendue par les habitants de la cité du Maca, ne sera finalement pas posée durant cette législature. C’est en effet ce qui ressort du budget du chef-lieu de la province du Brabant wallon, voté hier au conseil communal. Les autorités communales ont en effet pris le pli de concrétiser le projet de hall culturel polyvalent plutôt que de mener deux importants dossiers de front.

Une salle de fitness

Pour autant, le projet de piscine n’est pas remisé au placard. Mieux, il devrait connaître une certaine avancée en 2018. "Nous avons bien avancé sur le dossier et des études ont été menées sur la faisabilité du projet , indiquent la bourgmestre Françoise Pigeolet et son échevine de l’Urbanisme, Anne Masson. Nous avons beaucoup travaillé sur le modèle économique et nous avons décidé de son emplacement (NdlR : à côté du futur hall polyvalent) . Pour cela, nous avons déjà procédé au déménagement du service des Travaux sur le site d’Unilectric."

Quant à savoir dans quels délais pourra être construite la future piscine… "Nous aurons plus d’infos dans les prochains mois", se contente de répéter le collège.

Tout juste sait-on que c’est la Régie communale autonome (RCA) de Wavre qui sera chargée de mener à bien le projet, histoire de récupérer quelques millions d’euros de TVA. "Cela permettra aussi de s’associer à des professionnels capables de mener à bien ce projet d’envergure", ajoute Anne Masson.

Une étude de faisabilité avait été réalisée en 2015, mais elle n’avait pas convaincu les autorités communales qui avaient alors mandaté l’Intercommunale du Brabant wallon (IBW) pour apporter une nouvelle expertise dans ce dossier.

Pour rappel, l’infrastructure envisagée permettrait d’accueillir un bassin de 25 m de long sur 16 m de large et un espace détente avec sauna et un hammam. Sans oublier une salle de fitness. Le tout pour près de 16 millions d’euros. Une enveloppe qui pourrait être inscrite au budget 2019 de la Régie communale autonome.

Une chose est sûre : la piscine sera à nouveau un argument de campagne pour la prochaine échéance électorale. Pour la majorité, comme pour l’opposition.