Brabant Les délais avancés par le ministre sont trop serrés.

Après les propos tenus par le ministre fédéral de la Mobilité et du Transport, le président du groupe CDH au conseil provincial du BW, Philippe Matthis (CDH), a tenu à réagir, indiquant que les délais avancés par François Bellot (MR) relevaient du fantasme.

Pour rappel, le ministre Bellot avait indiqué, dimanche sur RTL-TVI, que le RER verrait le jour à partir de 2022 à raison d’un train tous les quarts d’heure sur la ligne Bruxelles-Ottignies et d’un toutes les demi-heures sur la ligne Bruxelles-Charleroi.

Infrabel voit souvent large

Mais pour Philippe Matthis, ce délai serait impossible à tenir. "En juillet dernier, Infrabel nous a présenté l’évolution du dossier RER, précise le La Hulpois. Et ses ingénieurs estimaient qu’il faudrait 1,5 an pour réoctroyer les marchés publics et sept de travaux. Ce qui nous amène au plus tôt à la fin de l’année 2026."

Le ministre Bellot avait toutefois indiqué qu’il allait faire accélérer les travaux sur la ligne 161. "Infrabel voit souvent large dans la planification de ses travaux, tempère Philippe Matthis. Mais je vois mal comment on pourrait gagner quatre ans. Il sera sans doute possible d’avancer la date de mise en service du RER mais pas d’autant d’années. Sauf si, une nouvelle fois, on privilégie la Région flamande."

La crainte de Philippe Matthis serait donc qu’on finalise les travaux en Flandre et qu’on postpose ceux prévus en BW, de manière à mettre en service une partie du tronçon. "Nous serions à nouveau le dindon de la farce. Contrairement à ce que les ingénieurs flamands d’Infrabel pensent, il faut réaliser les travaux à partir d’Ottignies jusqu’à Bruxelles. Et pas l’inverse. Sinon, les travaux seront finis en Flandre et risquent de ne jamais l’être chez nous. Ce serait d’autant plus grave que les gares du BW sont cent fois plus fréquentées que les Flamandes."

Et l’élu CDH de terminer : "La Région, qui injectera 257 millions d’euros supplémentaires dans le RER, doit refuser que cette somme soit investie pour des travaux en Flandre…"