Brabant Les accouchements à l’hôpital de Nivelles, c’est officiellement terminé depuis hier.

Une assemblée générale avec beaucoup d’émotion, hier soir, dans les locaux de l’hôpital, puis un lâcher de 400 ballons sur le parking de l’hôpital pour remercier les sages-femmes et les infirmières pédiatriques. En dépit des efforts de mobilisation de la population de Nivelles, des divers relais politiques actionnés depuis deux mois et du combat des syndicats, les accouchements à la maternité de Nivelles ne sont plus possibles depuis hier. Et les éventuelles dernières patientes quitteront le service le 6 mars.

Comme elle l’avait annoncé en décembre, la direction du groupe des hôpitaux de Jolimont transfère les accouchements nivellois vers l’hôpital de La Louvière. Des travaux commenceront en mars pour reconvertir les locaux et fonder un service de pédopsychiatrie.

D’autres services à la trappe

Les hospitalisations pédiatriques passent également à la trappe à Nivelles. Des lits de revalidation seront transférés à Tubize à partir de juin pour permettre les travaux, avant un grand mouvement en sens inverse en 2018, lorsque l’hôpital de Tubize sera transformé en hôpital de jour pur et simple et que Nivelles récupérera ses lits d’hospitalisation de divers services.

Quant au Smur du service d’urgence de Tubize, d’après les informations communiquées hier par les syndicats au personnel, il pourrait disparaître dès juillet 2017. "On ne peut rien faire : ce sont des décisions politiques prises au niveau fédéral pour des raisons d’économie", explique le secrétaire régional CNE Soins de santé Eric Caudron. "La direction devait réagir rapidement, fin 2016, pour faire les demandes de financement et ne pas risquer de perdre beaucoup d’argent…"

Compte tenu de la situation, les syndicats se concentrent désormais sur les négociations avec la direction - qui a garanti le maintien de l’emploi - pour organiser au mieux la mobilité des travailleurs, entre les sites et entre les services. "Les sages-femmes pourraient devenir infirmières : elles n’en ont pas très envie mais elles n’ont pas le choix, glisse une déléguée. D’où leur sentiment de dégoût…"