Brabant

Alors qu'il clame depuis 1988 qu'il n'a pas tué la petite Sandra, 16 mois, qui était la fille de sa maitresse de l'époque, Richard Remes a été jugé coupable de l'assassinat de l'enfant, mardi soir, par la cour d'assises de Bruxelles-Capitale délocalisée en Brabant wallon. 

Un verdict de culpabilité qu'il n'accepte pas. Un de ses avocats l'a précisé aux jurés mercredi lors des plaidoiries sur la peine à infliger à l'accusé et Richard Remes a parlé d'une "injustice" lorsqu'il a eu le dernier mot avant que la cour et les jurés se retirent pour délibérer. "Vous m'avez condamné hier, j'ai cru que c'était un cauchemar. C'était un procès émotionnel, vous avez jugé sur l'émotionnel, pas sur le rationnel. Je vous souhaite qu'un jour, vous soyez accusés de quelque chose que vous n'avez pas commis. Vous verrez ce que ça fait à l'intérieur. A l'intérieur, je bous! C'est pour moi une grande injustice", a précisé l'accusé aux jurés. Il a toutefois rectifié dans la foulée pour dire qu'en réalité, il ne souhaitait à personne de vivre cette situation.

La cour et les jurés se sont retirés en début d'après-midi pour délibérer sur la peine, avec au menu de leurs discussions à huis-clos quelques points de droit à régler, notamment le dépassement du délai raisonnable plaidé par la défense, alors que l'avocat général estime que cette notion ne s'applique pas au cas d'espèce.