Privés de bus pour 800 mètres

Yannick Natelhoff Publié le - Mis à jour le

Brabant

Il y a un peu plus de trois mois, Samantha Josse, une mère de trois enfants habitant Corbais, nous avait fait part de son désarroi quant au système de transport scolaire desservant le village guibertin. Deux de ses enfants pouvaient l’emprunter, pas le dernier.

Motif invoqué par les Tec et le SPW : l’école fréquentée par les trois enfants - l’implantation communale de Nil-Saint-Vincent - n’est pas la plus proche de leur domicile. L’école de Corroy-le-Grand serait en effet plus proche de 800 m. Et les Tec d’indiquer qu’une dérogation avait été accordée pour les deux aînées, mais pas pour le troisième enfant. Et que s’il voulait emprunter les transports en commun, il devait être inscrit à Corroy-le-Grand.

Depuis, les choses n’ont pas beaucoup évolué. Du moins positivement puisque, aujourd’hui, ce sont onze enfants de l’entité qui sont désormais concernés par le problème. Tous sont inscrits à l’école de Nil et voient quotidiennement passer le bus scolaire devant chez eux sans s’arrêter, alors qu’il se rend justement à Nil-Saint-Vincent ! Maman de quatre enfants tous inscrits à Nil, Noëlle Fischweiler est l’une des 7 familles concernées par la problématique. "Mes enfants ont toujours pris le bus scolaire pour aller à Nil mais, trois jours avant la rentrée des classes, on m’a indiqué qu’ils ne pouvaient plus le prendre, souffle-t-elle. C’est totalement incompréhensible. Chaque jour, je vois le bus scolaire qui passe devant chez nous à moitié vide."

Le refus des Tec et du SPW de prendre en charge ces onze enfants ne poserait sans doute pas de problèmes si les familles concernées pouvaient conduire elles-mêmes les enfants à l’école. "Le problème, c’est que nous n’avons qu’une voiture et que c’est mon mari qui la prend pour aller travailler, confie Noëlle. Il ne me reste alors que mon booster. Et, jusqu’à preuve du contraire, il est difficile et interdit d’être à cinq dessus !"

Contacts ont été pris avec les Tec qui se bornent à répéter que ces enfants devraient être inscrits à Corroy-le-Grand plutôt que Nil. "Pourquoi devrais-je imposer à mes enfants de quitter une école dans laquelle ils se sentent bien, où ils ont tous leurs amis et où l’enseignement est de qualité ? Cela fait des années que les enfants sont scolarisés dans cette école. Pourquoi nous obliger à la quitter pour se lancer dans l’inconnu ? Tout ça pour une distance de 800 m !"

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