Brabant

Insalubrité, garantie locative non rétribuée, systèmes électriques non conformes Ce sont là quelques exemples des différents problèmes rencontrés par de nombreux étudiants koteurs de Louvain-la-Neuve.

Depuis quelques années, le syndicat des étudiants locataires louvanistes (Syello) et l’assemblée générale des étudiants de Louvain (AGL) se battent pour faire entendre les droits estudiantins dans le domaine du logement. Plusieurs fois, les deux groupements ont mené des opérations symboliques.

Tantôt en plantant des tentes sur la place de l’Université pour dénoncer la pénurie de kots sur le site néolouvaniste, tantôt en réalisant des sit-in devant des agences immobilières qui, selon le Syello et l’AGL, ne respecteraient pas assez leurs locataires.

Une étude, mandatée par l’AGL et la coordination générale des étudiants étrangers (CGEE), vient étayer leurs arguments.

Menée auprès de 562 étudiants koteurs de Louvain-la-Neuve et Woluwé-Saint-Pierre, celle-ci précise notamment que 47 % des étudiants koteurs sont actuellement insatisfaits de leurs logements.

Parmi les problèmes les plus couramment rencontrés par les étudiants, figure, sans surprise, la pénurie de kots, malgré la présence de près de 9 000 logements du genre sur le site de Louvain-La-Neuve. "Cela se matérialise indirec tement par des périodes de recherche de logement particulièrement longues, par le nombre important de refus de la part de l’UCL logement pour cause de manque de place ou encore par le faible nombre de déménagements en fin de bail malgré des perceptions parfois très négatives du logement occupé", précise-t-on à l’AGL

Autre reproche objectivé par l’enquête : la qualité des services rendus (réparations, nettoyage ) Quarante-deux pour cent des étudiants estiment que ceux-ci étaient peu voire pas du tout satisfaisants. "Les agences privées recueillent la plus mauvaise cote pour la quasi-totalité des indicateurs (service, qualité, prix, rapport qualité/prix )"

Les logements de l’UCL recueillent, eux, de bons points. "Ces logements, qui composent plus de 50 % du parc immobilier, obtiennent un satisfecit global acceptable." Enfin, l’étude permet de mettre en lumière le fait qu’un étudiant sur trois ayant participé à l’enquête affirme ne pas avoir réalisé d’état des lieux ! "Quand on sait que celui-ci est une disposition légale obligatoire, ce chiffre a de quoi laisser perplexe."