Brabant

Des délais d'intervention trop longs alors que chaque minute compte, un système de financement des services existants qui défie la logique, une entreprise classée Seveso que les pompiers mettent 20 minutes à rejoindre. Hier matin, le président du CPAS de Marbais, Daniel Danloy, a tiré la sonnette d'alarme. Message: «Notre population ne bénéficie pas de toute la sécurité nécessaire en cas d'incendie ou de catastrophe!»

En 1995 déjà, la commune avait demandé à Nivelles de pouvoir créer un poste avancé des pompiers, les sapeurs aclots mettant une vingtaine de minutes pour arriver à Tilly ou Mellery. Sans résultat. En 2001, nouvel espoir avec la volonté de créer un poste avancé des pompiers de Gembloux dans le zoning de Sombreffe. Las, le projet est tombé à l'eau. Villers a repris ses démarches, en vain pour l'instant, envisageant un poste avancé d'incendie qui intégrerait le service 100 existant.

Une curiosité, celui-là: cet efficace service d'ambulances intégré dans le dispositif 100 est géré par le CPAS (le seul exemple du genre avec Spa), et c'est le CPAS qui prend aussi son coût en charge, via la dotation communale. Mais comme ils couvrent un territoire défini en fonction du temps d'intervention, les ambulanciers de Marbais (750 missions par an dont 250 à Villers) interviennent sur trois provinces. «Aucune des autres communes desservies ne participe au financement», précise Danloy. Pourtant, l'effectif qui permet de tourner 24heures sur 24 est de dix ambulanciers temps plein, soit des dépenses estimées à 270 719 € pour 2006.

Intégrer ce service dans un poste avancé des pompiers -que devrait prendre en compte la réforme des services incendies annoncée- permettrait de régler la situation.

Sur le terrain, tout est prêt: l'entreprise Sidech, à Tilly, qui est classée Seveso et qui a donc un intérêt particulier à une intervention rapide des pompiers, a offert un terrain à proximité de ses installations. De plus, ce poste avancé serait situé le long de la ligne de chemin de fer qui est aussi un facteur de risques puisqu'elle accueille les convois de marchandises qui partent d'Anvers pour rejoindre la ligne Athus-Meuse.

«Nous voulons attirer l'attention des autorités sur les difficultés que nous vivons depuis plusieurs années et savoir quelles sont les dispositions qui seront prises pour assurer le minimum de sécurité à notre population», conclut Daniel Danloy.

E LEGENDES

© La Libre Belgique 2006