Brabant Le groupe Ecolo BW salue le projet mais précise aussi qu’il faut aller plus loin.

Chaque jour, en période scolaire comme en période de congés, plusieurs dizaines de milliers de véhicules empruntent le ring ouest de Bruxelles, perdant souvent de longues et précieuses minutes dans les embouteillages en heures de pointe.

Face à cela, une idée complètement folle a germé dans l’esprit du député-bourgmestre d’Hoeilaart (Brabant flamand), Tim Vandeput : celle d’enterrer le ring entre Waterloo et Wezembeek-Oppem.

Selon le député Open-VLD, le projet, baptisé Silva Terra et dont le coût pourrait dépasser quatre milliards d’euros, permettrait de réduire les files - qui coûtent 200 millions d’euros par an à Bruxelles - tout en réduisant la production de dioxyde de carbone et en rendant plus de 250 hectares à la forêt de Soignes.

Si le projet paraît complètement fou et totalement improbable rien qu’en pensant qu’on ne parvient même pas à finaliser le RER, le bourgmestre d’Hoeilaart a reçu l’appui de douze communes dont trois du Brabant wallon : La Hulpe, Rixensart et Waterloo.

Aujourd’hui, le groupe Ecolo Brabant wallon sort de sa réserve. Indiquant supporter tout projet permettant de rendre à la nature ce que l’homme lui a pris, les verts s’interrogent toutefois sur la faisabilité d’un tel projet. "Nous tenons évidemment l’environnement à cœur , précisent les membres d’Ecolo. Mais ce projet pharaonique soulève de nombreuses questions. Quel en sera le coût ? L’examen de chantiers d’ampleur identique réalisés chez nos voisins français donne une indication : en cas de construction souterraine, une fourchette autour de 2 milliards d’euros n’est pas farfelue."

Pour les verts, un projet d’une telle ampleur devrait aller plus loin que le simple recouvrement du ring. "Il faut redessiner la mobilité de la zone sud de Bruxelles. Rien ne sera réglé par un tunnel, même si des bandes de circulation s’y ajoutaient."

Les douze communes concernées par la traversée du ring financeront une étude de faisabilité écologique et économique. Mais pour Ecolo, il faudrait financer une étude plus globale. "L’étude de faisabilité lancée sur Silva Terra ne peut en tout cas se limiter aux aspects de la nature et du trafic autoroutier, comme c’est envisagé aujourd’hui. Cela n’améliorera pas la mobilité dans et autour des communes concernées. L’initiative est à saluer. Mais utilisons dès à présent cette énergie et cette plateforme de discussion pour parler aussi de mobilité."

En clair, Ecolo veut combiner à l’étude de Silva Terra une étude de mobilité et une étude d’incidences avec un focus sur les réseaux cyclables et les transports en commun. "Une plateforme d’échange entre communes et Régions serait dès lors un must. Et ce afin de ne plus limiter les réflexions quant à la mobilité aux frontières des communes mais - au contraire - d’apporter des solutions durables et globales, par-delà les frontières des Régions."